dimanche, 28 mai 2017
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Accord de la CENCO : les regroupements politiques de la MP et Rassemblement s’activent, samy Badibanga bloque

Accord de la CENCO : les regroupements politiques de la MP et Rassemblement s’activent, samy Badibanga bloque

L’année 2017 était annoncée comme une année fortement politique. A moins de deux semaines, plusieurs signaux sont déjà remarquables. L’accord de la saint sylvestre qui a permis que les deux dates rouges de l’année 2016 soit le 19 et 20 décembre se passent sans heurts graves met certains positionnés mal à l’aise.

Du côté de la MP,  une centrale électorale a été mise en place, le travail de cette centrale va consister à gérer le fonds des élections, les dossiers des différents candidats. Il sera question de faire le tri entre différentes personnalités, réorienter et proposer le candidat qu’il faut à la place qu’il faut. Exercice qui va certainement nécessiter beaucoup de froideur si ce regroupement politique désire encore conserver le pouvoir. Parce qu’au regard du bilan que le peuple a, après 10 ans d’exercice du pouvoir, la bataille pour la survie sera âpre.

Au rassemblement, les différentes plateformes se prononcent pour le profil du futur premier ministre. Si pour le G7, c’est à l’Udps de désigner le nouveau premier ministre, d’autres plateformes ont aussi leur candidat à la candidature. Les noms les plus cités sont : Felix TSHISEKEDI, Valentin MUBAKE, Delly SESSANGA, Freddy MATUNGULU, François Beltchika, Martin Fayulu etc.

  1. Freddy MATUNGULU : En République Démocratique du Congo, il est considéré comme cet acteur politique qui a donné au mot « démission » son vrai contenu. Car, en février 2003, refusant de céder à la pression d’un conseiller spécial du chef de l’État qui voulait faire sortir des fonds du trésor pour un motif non justifié. Freddy Matungulu, alors ministre des finances, économie et budget, va surprendre en démissionnant de ses fonctions. De retour à Washington, il va retrouver ses fonctions au Fonds monétaire international (FMI). En décembre 2014, « interpellé par la misère qui sévit dans son pays », pour utiliser ses propres mots, Matunguli va décider de prendre une retraite anticipée afin de participer au débat politique en RDC.
  1. Felix TSHISEKEDI : Il est considéré comme un vrai connaisseur de la classe politique Congolaise. Très proche de son père, l’opposant historique de la Rdc, il a cette facilité d’utiliser le carnet d’adresse de son père et président du parti. Ce qui peut pousser la communauté internationale à financer les élections normalement.
  1. Delly SESSANGA : Juriste d’une intelligence à ne plus démontrer, par son courage de lutte, il est aussi considéré comme le futur remplaçant valable de samy BADIBANGA, etc.
  1. Martin Fayulu : ancien agent d’exxon mobile, entrepreneur constant, le combattant du respect de la constitution qu’est Fayulu possède aussi un carnet d’adresses important.

Pendant ce temps où les différents regroupements politiques s’empressent à voir l’accord de la CENCO être appliqué, paradoxalement, le Premier ministre Samy BADIBANGA et trois des  ses ministres, au nom de l’opposition Signataire de l’accord du 18 octobre 2016, continuent de refuser les conclusions de l’accord politique du 31 décembre dernier.

Samy Badibanga, Azarias Ruberwa, ce dernier dont on sait de quel bord est-il réellement, tantôt personnalité politique dans différents forums, le même continuen d’apposer sa signature sur les documents des composantes dont il n’est pas membre. José Makila et Jean-Lucien Busa, viennent d’adresser une lettre au Président de la CENCO, affirmant que la Majorité présidentielle leur a déjà cédé la gestion du Gouvernement depuis les travaux de la cité de l’Union africaine. Ils n’acceptent donc pas que le Rassemblement prenne la Primature, comme convenu au Centre interdiocésain.

D’une part, parce que Samy Badibanga, qui occupe le poste de Premier ministre, a été nommé régulièrement. De l’autre, parce qu’ils ont été tenus à l’écart des discussions sur la Primature au Centre interdiocésain. Les quatre membres du Gouvernement signataires sont les seuls à engager l’Opposition politique signataire de l’Accord du 18 octobre 2016 à la cité de l’Union africaine. Même pas Vital Kamerhe, le Co-modérateur du Dialogue de la cité de l’Union africaine pour le compte de l’Opposition politique, qui a signé le nouvel Accord du Centre interdiocésain. Pas non plus l’opposant Steve Mbikayi. Dans leur lettre, Samy Badibanga, Azarias Ruberwa, José Makila et Jean-Lucien Bussa reprochent aux organisateurs des négociations directes du Centre interdiocésain d’avoir conçu un compromis politique uniquement pour satisfaire le Rassemblement dans la gestion des Institutions remaniées ou créées.

La crise électorale n’a pas été résolue, lit-on dans cette véhémente  dénonciation. La joute verbale autour du contrôle de la Primature, engagée par le Premier ministre et trois de ses ministres, s’ajoute aux réclamations du MLC, avec Eve Bazaïba, qui tient, mordicus, à occuper la Présidence du Conseil National de Suivi de l’Accord, déjà attribué à Etienne Tshisekedi.

Que faire dans ce contexte ?

Il devient compliquer de savoir où va la RDC dans cette cacophonie politique. Les promus BADIBANGA de l’opposition, conscients de leur poids politique faible, veulent bloquer la machine d’un accord accepté à plus de 80% par le peuple Congolais. Il reste que toutes ces protestations retardent la mise en œuvre de la nouvelle feuille de route politique.

Joël NZ

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