dimanche, 22 octobre 2017
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Affaire 3 millions d’Euros de l’UE : La Société Civile Forces Vives craint l’opacité dans la gestion de fonds

Affaire 3 millions d’Euros de l’UE : La Société Civile Forces Vives craint l’opacité dans la gestion de fonds

C’était au sujet de l’accompagnement de l’Union Européenne (UE) au renforcement institutionnel du Cadre de Concertation nationale de la Société Civile (CCNSC-RDC). La Société Civile Forces Vives (SCFV) demande au Consortium D3,  de sauvegarder les acquis de Forum du Théresanium qui fait de ce cadre un espace d’échange et de dialogue entre les organisations de la Société Civile et non une méga structure. Car, d’après l’expérience, il fonctionnerait comme une ONG avec des animateurs issus des associations fantômes. 

La SCFV salue l’appui financier et technique de l’UE d’environ 3 millions d’Euros prévus pour l’appui institutionnel jusqu’à l’organisation des Assemblées générales électives au niveau national et des 15 nouvelles provinces. Ce fonds, doit également doter les Organisations de la Société Civile (OSC) d’une maison de la société civile afin de rendre très efficace les missions leurs dévolues, actrice majeure du développement.

Pour la SCFV, le consortium D3 doit prendre en compte les questions d’inclusivité, de transparente et de l’impartialité afin que le nouveau comité dirigeant soit désigné démocratiquement et non un comité préfabriqué qui n’aura pas la légitimité et provoquera des départs massifs.

Ainsi, fait-elle des propositions pour prévenir le danger de l’échec du processus en cours. Une situation qui s’est dessiné dans l’atelier de l’amendement des outils de gouvernance institutionnelle de la Société Civile de la RDC organisé au Centre Caritas Congo ASBL du 20 au 21 Septembre 2017. Puisqu’ayant relevé au cours de ces travaux que les participants avertis ont compris que la rencontre n’était qu’une rediffusion d’un Atelier préfabriqué avec de modérateurs partisans qui avaient déjà leurs intervenants en poche pour réussir l’entreprise malhonnête susceptible de justifier que l’œuvre serait consensuelle et collective. Alors qu’elle reste attachée aux valeurs citoyennes et démocratiques surtout à l’inclusivité et transparence.

A cet effet, elle décide de sauver ce processus considéré d’  agrippé, sous un silence complaisant du présidium du CCNSC-RDC.  Cela, en proposant que le Consortium D3 du projet de renforcement du CCNSC-RDC dont DIAKONIA, CARITAS et CENADEP, lui envoie des délégués experts qui n’ont pas d’intérêt partisan.

Au-delà de cela, les acteurs de la société civile, sans encrage sur terrain qui croiraient que le cadre de concertation est une vitrine pour viser le positionnement politique ou résoudre le problème de chômage, devraient se retirer sans chercher à tricher en élaborant des textes taillés sur mesure. La SCFV affirme qu’elle combattra sans détours la tricherie, l’opacité et l’exclusion systématique des grandes organisations de la Société Civile par un groupe autoproclamé des experts composée des vieux acteurs qui ont piloté la mise en place du CCNSC-RDC et l’ont empoisonné après son installation pour des raisons de positionnement politique aux concertations nationales de 2013.

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La SCFV conseille notamment au Consortium D3 de sauvegarder les acquis de Forum du Théresanium qui fait de ce cadre seulement un espace d’échange et de dialogue entre les organisations de la Société Civile et non une méga structure qui, d’après l’expérience, fonctionnerait comme une ONG. Alors qu’il devrait prendre en compte les questions d’inclusivité, de transparente et d’impartialité afin que le nouveau comité dirigeant soit désigné démocratiquement.

Les acteurs de la société civile de leur côté, devrait avoir le courage de dénoncer les antivaleurs qui s’introduisent dans ce projet depuis la présence de certains collègues bénéficiaires de la culture de l’impunité et du tribalisme.

Aux coordinations provinciales, la SCFV exige de renforcer la vigilance et l’esprit critique à ce projet d’outil de la gouvernance taillée sur mesure mais boutiqué par une méthodologie qu’elle estime machiavélique.

Judith Asina