vendredi, 21 septembre 2018
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Festival Amani
Staff des animateurs du point de presse

Cinquième édition du Festival Amani: Cap sur la rumba congolaise au patrimoine mondial culturel de l’Unesco

Ferre Gola de la RDC, Zao du Congo-Brazzaville et Cameleone sont notamment les artistes musiciens qui vont agrémenter cette édition du festival Amani, l’unique du genre dans la Région des Grands Lacs, qui se tiendra du 9 au 11 février 2018 au collège Mwanga de Goma. C’est Vianney Bisimwa, administrateur de cet évènement qui l’a annoncé mardi 23 janvier 2018, au cours d’un point de presse animé dans la salle des spectacles du Centre Wallonie Bruxelles (CWB) de Kinshasa.

« Danser pour changer, chanter pour la paix » sera encore à l’honneur dans cette ville Volcanique, à 1 USD par jour comme droit d’entrée.

Selon Vianney Bisimwa, cette édition a une marque spéciale entendu que le CWB et l’Unesco sont en train de faire un grand plaidoyer pour que la rumba congolaise soit inscrite dans le patrimoine culturel du monde. C’est autour de ce thème que sera basée cette cinquième édition. Et le tout premier café de presse s’y penchera spécialement.

Au-delà de cela, l’appui financier accordé aux bourses des entrepreneurs a été augmenté et passe de 1.000 à 2.000 USD, avec une formation continue. Aussi, les jeunes de Goma ont-ils créé un incubateur qui s’appelle Kivu entrepreneur avec qui le festival a un partenariat. Il sera aussi question de bénéficier des conseils des Banques pour appuyer les entrepreneurs, qui sont formés,  cotchés et suivis. Il y a également un partenariat avec la FEC où des commerçants assureront le cotching des jeunes entrepreneurs formés. Cela, avant d’accorder une contribution à leur budget de départ.

Parlant de sécurité, il renseigne qu’elle est renforcée surtout avec l’incident de l’année passée qui a occasionné la mort l’artiste Jo Paluku. Marié et père d’un enfant, il a été abattu la veille du festival Amani par un agent de la Police lorsqu’il voulait défendre un scout.  L’affaire a été soumise en justice et l’incriminé répond de ses actes.

Cette fois, il sera mis en place un système de sécurité sans armes ni par la Police encore moins les éléments de la Monusco. Les scouts assureront la sécurité, avec un groupe privé très connu à Goma. Il sera aussi mis en place des nouvelles barrières au-delà du fait qu’un consultant qui organise des formations des festivals partout au monde a fait une formation avec les différents groupes de sécurité. « Depuis septembre, c’est la neuvième réunion de sécurité. Nous prenons très au sérieux cette question », soutient Vianney Bisimwa.

A l’en croire, il y a une collaboration avec différents services du Gouvernement afin de s’assurer que le festival se tienne dans les meilleures conditions. De manière formelle, le Ministère de la Culture encourage le festival Amani.

Artistes sélectionnés

Onassis Mutombo, chargé de communication du festival Amani à Kishasa renseigne que c’est depuis juin 2017 à Goma que le foyer culturel organise un concours de sélection pour ce festival.

Parmi les artistes musiciens qui vont prester figurent Ferre Gola de Kinshasa, Jupiter Bokundi et Okwess International, Zao du Congo-Brazzaville, Cameleone un artiste populaire d’Ouganda, DJ Benjamin du Ghana, Tane de la Belgique qui fait de la musique électronique, DJ US de la Belgique ainsi que Agante, un grand de la musique traditionnelle du Nord-Kivu.

Zoom sur les dernières éditions 

Vianney Bisimwa regrette qu’on parle de Goma, seulement pour des horreurs. Faisant un bilan des quatre éditions de ce festival, il rappelle que depuis trois ans, un village d’entreprenariat a été créé. Il s’agit d’un espace où s’organisent des concours d’entreprenariat au niveau de la ville. Ce, d’autant plus que la paix a une dimension culturelle et économique de développement.

Il y a  en plus, un espace dédié aux ONG locales ainsi que nationales et internationales, humanitaires et de développement, où pendant les trois jours il y a des échanges avec les 36.000 festivaliers.

La célébration est également au rendez-vous où au-delà des origines, toutes les provinces de la RDC sont représentées. « Nous accueillons des artistes ainsi que des festivaliers de la région des grands lacs », se félicite-t-il. Pour les années antérieures, il y a eu à peu près 8 à 12 différentes nationalités qui ont participé à ce festival.

Lorsque le festival a été annoncé en 2012, un groupe armé à quelque mètre de la ville de Goma qui n’a pas permis sa tenue. Malgré tout ce qu’il y a eu comme difficulté, Amani était au rendez-vous en 2013. Et le cycle continue. Il y a des battles qui se font de septembre en décembre avec des jeunes artistes locaux, où ceux de Goma ont déjà pris d’une certaine manière, en vue d’encourager leurs projets artistique et culturel.

Judith Asina

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