mardi, 24 avril 2018
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Christian, Coordonnateur de la Dypol au sortir de la rencontre
Christian, Coordonnateur de la Dypol au sortir de la rencontre

Assainissement de Kinshasa: Dypol pour l’instauration d’une taxe sur la bouteille d’eau

C’est ce qui ressort de l’atelier sur ‘’Kinshasa à l’horizon 2050’’, organisé par la Dynamique des Politologues (Dypol), clôturé mercredi 11 avril 2018 au Cepas Kinshasa. Pendant deux jours, les participants ont réuni les intelligences, en vue d’anticiper ensemble les problèmes du futur et trouver des solutions pour les kinois.

« Gouverner c’est prévoir et pour prévoir il faut anticiper », dit-on. A la clôture des travaux, Christian Ndombo, Coordonnateur de la Dypol a indiqué que ces deux jours d’échanges ont permis de sortir avec le sentiment d’un devoir accompli grâce à l’éclairage des différents intervenants et la pertinence des questions soulevées par le public. « Il nous revient donc aujourd’hui, de décider soit de laisser le volet fermé, soit de prendre cette lumière et la partager dans nos milieux de vie, pour que de ce feu de foyer jaillisse une lumière », a-t-il relevé.

Il dit avoir tiré des leçons de chaque intervention, depuis le premier jour, notamment du prof. Kalele qui a développé le concept de la sociologie de la difficulté ; de l’Ingénieur Muluwa, il a retenu qu’il faut bannir la culture de la prise de décision à Court terme, pour la gouvernance du personnel. Alors que du Député provincial Serge Maabe, il était question que l’éducation fiscale ne suffit pas, puisqu’il faut une sanction qui doit secourir l’éducation fiscale. Du Sénateur Debo, par contre, il a soulevé la notion de la désaffection de la politique qui est consécutive à la rupture entre le citoyen et la cité. Ce dernier recommande de créer une catéchèse de la conscientisation de masse.

Cependant, la Dynamique des Politologues (Dypol) se réserve le droit d’organiser à la fin de cet atelier un travail interne  pour produire un rapport final avec des recommandations techniques qui seront soumises aux décideurs et à la population. Seulement, toujours est-il qu’il sera de la responsabilité des décideurs de jouer leur partition, en vue de mettre en œuvre toutes les résolutions qui ont été soulevées. Car, dit-il, il y a des choses qui ne demandent pas l’argent, mais de la volonté politique. Allusion faite ici à la Loi sur le Partenariat-Public-Privé (PPP) qui est au Parlement et de  la mise en valeur de l’éducation environnementale.  Bien évidemment il y a d’autres choses qui vont demander des travaux plus techniques. « Lorsque nous demandons par exemple que la taxe sur l’habitat soit redonnée à la ville, nous voulons que la ville qui porte les questions environnementales et qui en subit les conséquences soit elle-même en mesure de répondre aux besoins », a-t-il développé.

Des recommandations

Au sujet desdites recommandations, la Dypol prie à l’exécutif et de Kinshasa, de vulgariser l’édit portant schéma d’orientation stratégique pour l’agglomération de la ville, afin de favoriser une plus grande appropriation de la population; mettre en œuvre la chaine de traitement intégral des déchets ; l’instauration d’une taxe sur la bouteilles d’eau en plastique pour couvrir les charges liées à la gestion des déchets ; de recourir au PPP pour financer le développement ; d’instaurer la culture de sanction tant pour les redevables que les assujettis.

Au gouvernement central par ailleurs, Dypol propose d’organiser le recensement général de l’habitat et de la population afin de doter le pays des statistiques fiables à même de favoriser un traçage réel pour son développement. A part cela, il doit articuler clairement les compétences entre les ministères central et provincial notamment dans le secteur des affaires foncières et urbanisme, ainsi que de rechercher des solutions à travers la modernisation des milieux ruraux.

Quid de la Dypol ?

La Dynamique des politologues est une ASBL créée depuis le 30 juin 2012, qui réunit tous ceux qui ont en partage les sciences politiques. Il n’y a pas que ceux qui ont fait les études y afférentes, mais ceux qui ont pour champ professionnel, les sciences politiques. A en croire Christian, sa mission est de permettre cette diffusion de savoir, le développement de la production de la connaissance politologue mais également le développement de la recherche. Il s’agit d’un groupe d’aide à la décision, qui réfléchit et produit des éléments de connaissances de société et remet aux Autorités les résolutions.

Judith Asina