samedi, 19 octobre 2019
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Budget participatif 2018 : Vers un rapprochement des gouvernants et gouvernés de Kinshasa

Les rideaux de l’atelier d’évaluation du processus Budget Participatif exercice 2018 de la ville de Kinshasa sont tombés mercredi 13 mars 2019 à Caritas-Congo. Sous les auspices du Comité d’Orientation de la Réforme des finances Publiques (Coref) grâce à l’appui du projet PROFIT Congo de la Banque mondiale, les Bourgmestres et membres du comité BP ont résolu notamment de sensibiliser d’avantage la population afin de générer des recettes à même de permettre la réalisation des projets priorisés.   

Des discussions intenses ont fait l’objet des échanges au sein des quatre ateliers tels que repartis, conformément aux districts de Kinshasa. Ce qui a permis de répondre à un questionnaire et définir le succès, les faiblesses, les opportunités, et les menaces afin de dégager les actions à mener. Les participants à ces assises de deux jours ont recommandé entre autres de rendre effective la décentralisation territoriale à travers l’organisation des élections municipales ; la mise en place d’un guichet unique dans toutes les communes ; la sensibilisation et conscientisation de la population et des autorités pour l’appropriation du BP ; le renforcement des capacités du personnel affecté aux services générateurs des recettes ainsi que l’actualisation régulière du répertoire des assujettis.

coref Sophie Kanza club

Selon Moussa Abdoul, qui a remercié le Projet de Renforcement de la  Redevabilité et de la Gestion des Finances Publiques (Profit-Congo) du Coref, cet exercice a créé trois choses. D’abord, le BP permet la participation citoyenne, la transparence dans la gestion des entités et la redevabilité vis-à-vis de la population. Le tout ramène à corriger le vide créé par l’irrégularité de la rétrocession qui à elle seule regorge 80 % du budget dans sa partie investissement. Ensuite, le BP a permis de rapprocher les gouvernés d’avec leurs Autorités municipales.  Enfin, cette démarche a permis de tourner vers une bonne gouvernance comme idéal. ‘’C’est ce que nous visons dans le cadre du Budget participatif’’, a-t-il lâché.

Aussi, a-t-il relevé que l’implication des Bourgmestres joue un grand rôle dans la mise en œuvre du BP. L’avantage consiste à réduire le fossé qui existait entre gouvernants et gouvernés, causant des accusations gratuites de la part de la population sur terrain. Avec la participation citoyenne dans la gestion des entités, la population est identifiée notamment dans le forum des quartiers, des communes. De ce fait, les représentants de la population constituent des interfaces pour l’autorité vis-à-vis des siens, qui ont des fois du mal à comprendre ce qui se fait réellement. Il soulève par exemple le cas de tribune d’expression populaire où le Bourgmestre se lance devant la masse pour expliquer comment s’effectue la gestion.  Ce qui est une façon de se rendre compte, qu’il qualifie de transparence, l’un des socles du budget participatif. Non seulement qu’il y a la transparence, dit-il, mais il y a aussi la redevabilité qui est un exercice très important. Avec l’avènement du BP, beaucoup de choses qui étaient méconnues par la population sont révélées à l’exercice.

En outre, le BP a également comme avantage l’affichage des budgets y compris les prix des taxes. ‘’Nous sommes obligés de continuer avec ce projet parce qu’il réduit au moins l’inimitié entre l’Autorité municipale et la population’’, a-t-il souhaité.

Réalisations

Les réalisations de l’exercice 2018 par commune se présentent comme suite : Bandalungwa : 39,62%; Bumbu : 88,70 % ; Barumbu : 4,38 % ; Gombe : 30,05 % ; Kalamu : 48,35 % ; Kasa-vubu : 455,88 % ; Kimbanseke : 82,30 % ; Kinshasa : 0,00 % ; Kisenso : 16,50 % ; Kintambo : 99,80 % ; Lemba : 16,72 % ; Limete : 90,67 % ; Lingwala : 37,52 % ; Makala : 93,75 % ; Maluku : 100,55 % jusqu’en juin 2018 ; Masina : 12,37 % ; Matete : 8,20 % ; Mont Ngafula : 0,00 % ; Ngaba : 68,62 %, Ngaliema : 0,00 % ; Ngiri-Ngiri : 39,64% ; N’djili : 0,00 % ; N’sele : 4,93% ; Selembao : 25,08 %.

Les choses sont en train de bouger dans la quasi-totalité des communes malgré le retard de quelques-unes d’entre elles. Ici, M. Moussa Abdoul reconnait qu’il lui appartient, en qualité de Président du collectif des Bourgmestres, d’éveiller ceux qui sont en déphasage par rapport aux autres. Mais ce qui est important c’est l’implication de l’autorité dans l’acceptation de ce projet, puisque ce n’est pas facile d’inviter des forces vives dans sa gestion. Comme pour dire que cette démarche vient comme un palliatif dans ce budget pour régler  de rétrocession.

Judith Asina

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