dimanche, 18 février 2018
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Deuxième édition du festival “alimenterre”  Du 25 au 29 novembre : Cap sur la valorisation de la production locale
De G à D : Austin du CWB, Mireille Bishikwabo de SOS faim, Etienne Bisimwa de l’espace Bilembo

Deuxième édition du festival “alimenterre” Du 25 au 29 novembre : Cap sur la valorisation de la production locale

C’est un évènement incontournable d’information, d’échanges et de débats pour ceux qui s’intéressent aux enjeux fondamentaux de l’alimentation et de l’agriculture dans le monde. La deuxième édition du festival ‘’alimenterre’’ qui ouvre ses portes samedi 25 novembre à l’espace Bilembo, offre l’opportunité de renoncer au modèle agricole incapable de répondre efficace de s’engager résolument vers la voix de la recherche des solutions alternatives adéquates.

L’annonce de cet évènement s’est faite mardi 21 novembre, au cours d’u point de presse à l’espace Bilembo de Kinshasa.

Pour Mireille Bishikwabo, Représentante SOS faim Belgique en RDC, le bien-fondé de ce festival consiste à lancer le débat et la réflexion autour de désordre alimentaire mondial et son impact autour du vécu quotidien des congolais. Car à ce jour, il y a des difficultés au niveau des marchés locaux où les producteurs agricoles sont essoufflés puisqu’ils produisent avec leur moyen de bord rudimentaire et ont du mal à écouler leurs marchandises.

A cet effet, ils font face à des produits alimentaires qui viennent de partout à un prix bas par rapport à la production locale contre les paysans essoufflés qui n’ont pas d’appui de l’Etat. Il est important de lancer une sonnette d’alarme envers les Autorités compétentes pour qu’ils prennent conscience qu’il s’agit de plus de 75 % de la population qui est concernée.

Aussi, toujours est-il que sur le marché, il y a des produits qui viennent de partout et expose la population à une recrudescence des maladies d’origine alimentaire. Il suffit de se rendre dans nos hôpitaux pour se rendre compte des maladies d’origine des alimentations. « Nous ne savons plus différencier ce qui est OGM, produit local et de bonne qualité. On consomme tout et sommes exposés aux maladies », déplor-t-elle. Raison pour laquelle, elle recommande de revenir aux anciennes valeurs pour redonner la place à l’agriculture locale susceptible de veiller à la qualité et financer le secteur de production pour réduire la pauvreté.

Pour sa part, Etienne Bisimwa, chargé de l’éducation à l’espace Bilembo a relevé que la RDC est vue par d’autres comme un très grand marché. Ce qui nécessite d’organiser le marché intérieur, avec en premier celui du secteur agricole. « On ne sait pas organiser l’agriculture si l’infrastructure n’est pas ou le transport n’est pas et si nous ne sommes pas maître de notre propre argent », prévient-il. il déplore de ce fait, la non transformation des produits réalisés par les paysans en valeur foncière. Une raison d’interpeller la Banque Centrale du Congo (BCC) de prendre en compte la production des valeurs congolaises en commençant par la production agricole.

Déroulement du festival

Il faut signaler que ce festival ‘’alimenterre’’ aura lieu du 25 au 29 novembre et proposera au public une sélection des films qui mettent en exergue les désordres alimentaires mondiaux et leurs impacts sur le vécue quotidien.

Organisé par l’ONG SOS faim Belgique et ses partenaires Espace Texaf Bilembo, Centre Wallonie Bruxelles, le CERED, l’ERAIFT et le CENADEP, entend non seulement alerter sur les défis agricoles et alimentaires, mais présenter des alternatives et pistes d’actions vers un système agroalimentaire plus juste et plus durable.

Il s’agit des projections et expositions photos qui se dérouleront à l’espace Texaf Bilembo le 25 novembre au 28 novembre ; au Centre Wallonie Bruxelles les 27 et 28 novembre ; au CENADEP les 27 et 28 novembre au sein du Site UCOOPMAKIN, sur terminus Cecomaf à Kimbanseke ; à CEED du 25 au 29 novembre ; à l’ERAIFT le 28 novembre au sein de l’UNIKIN à l’entrée des Cliniques Universitaires.

Judith Asina