dimanche, 20 octobre 2019
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ITIE 2016 : RDC, pays non minier

Les entreprises extractives ont contribué à 18 %, soit 1,13 milliards USD au budget la République Démocratique du Congo (RDC) exercice 2016. Ce qui ne correspond pas aux critères fixés par le Fonds Monétaire International (FMI) qui fixe à 20 %, le seuil pour être qualifié de pays minier. C’est l’essentiel du rapport de l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives 2016 (ITIE), disséminé aux journalistes membres de l’Union Congolaise des Femmes des Médias (Ucofem) et Médias pour la Transparence (MPT), mardi 27 août à Kinshasa.

journalistes lors de l'atelier sur la dissémination du rapport de l'ITIE 2016
journalistes lors de l’atelier sur la dissémination du rapport de l’ITIE 2016

Selon Me Jean-Claude Katende, Membre du comité exécutif de l’ITIE-RDC, il était question au cours de cette séance, de disséminer le rapport ITIE 2016 aux journalistes, pour qu’à leur tour, ils puissent diffuser ces informations aux congolais. Cela, d’autant plus que la finalité du travail de l’ITIE consiste à susciter un débat public sur le secteur extractif et permettre à ce que les recettes profitent à la population.

Quid du rapport ?

Sur base des informations contenues dans le rapport ITIE 2016, il a été noté que 116 entreprises minières ont participé et contribué au budget national à plus d’un milliards des USD. Cela, sur les 264 d’entre elles qui ont été comptabilisées. De l’autre côté, dix entreprises pétrolières sur onze, ont contribué avec une somme de 115 millions USD. En analysant le rapport, dit Me Jean-Claude Katende, ces entreprises pétrolières et minières ont contribué aux exportations dans l’ordre de 98 % alors qu’au budget de l’Etat, elles n’ont participé qu’à 18 %. « Ce qui veut dire que nous sommes en-dessous des critères fixés par les Fonds Monétaire International (FMI) pour être qualifié d’un pays minier. Il faut dire que le secteur extractif a encore beaucoup de problèmes », relève-t-il.

Pour en découdre, il recommande que les entreprises de l’Etat  améliorent leur transparence et gouvernance. Car, c’est une question importante pour tous. L’autre question, c’est la mise en œuvre des lois qui ont étaient voté récemment notamment les codes des hydrocarbures et minier.

Il note qu’il est nécessaire que l’ITIE/RDC et le gouvernement, compte tenu des flux importants versés aux Entités Territoriales Décentralisées (ETD) puissent former les administrateurs ou les gestionnaires de ces régions. Objectif ? Que les moyens directement versés aux communautés soient investis dans les secteurs prioritaires.

Au sujet du rapport 2017, il signale que l’équipe est actuellement au niveau de la définition du cadrage, qui consiste à l’étude permettant d’identifier le nombre d’entreprises devant participer, combien de régies et les flux financiers qui seront intégrés. « C’est hâtif de tirer des conclusions maintenant puisque le processus est assez long», déclare-t-il.

Il faut rappeler que la norme ITIE en sa disposition 7.2 (a) encourage les pays de mise en œuvre à publier des brefs rapports de synthèse reprenant une analyse concise et équilibrée des informations présentées dans les rapports ITIE.

Judith Asina

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