jeudi, 20 février 2020
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Au mileu, Prof. Buabua wa Kayembe, Président de l'Union des Ecrivains Congolais
Au mileu, Prof. Buabua wa Kayembe, Président de l'Union des Écrivains Congolais

Littérature : L’Union des Écrivains Congolais annonce sa restructuration en 2020

Professeur Buabua wa Kayembe, Président de l’Union des Ecrivains Congolais (UECO), l’a annoncé vendredi 27 décembre 2019, à l’occasion de la rencontre annuelle des écrivains organisé à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.

« Nous sommes conscients du fait qu’on a passé une période très difficile avec les problèmes d’élections », a-t-il souligné. Et maintenant qu’il y a un nouveau pouvoir en place, c’est le moment de commencer une vie littéraire normale comme par le passé.

A l’en croire, l’année 2020 sera consacrée à la restructuration de l’UECO, de la mise en place d’un nouveau comité, des nouveaux statuts et repartir de bons pieds.

A l’en croire, l’UECO est représentée dans chaque province, par un secrétaire permanent provincial. Il y a également des salons littéraires comme la structure de l’Association des Jeunes Ecrivains Congolais (AJECO) que préside Richard Ali, présent à cet évènement, qui se trouve à l’intérieur de l’Union. Il reconnait que l’UECO était très actif à un certain moment à Kinshasa, Lubumbashi, Kananga et à Mbuji Mayi et moins actif ailleurs. « Nous allons relancer tout cela, afin d’avoir des comités provinciaux en bonne et due forme et puis des salons littéraires. Que toutes les structures puissent agir parce que le besoin d’être écrivain est pressant chez tout le monde. Il faut maintenant un encadrement de ce besoin pour pousser les gens de l’avant », se résout-il.

Difficulté de marketing et distribution 

Pour le Prof. Buabua wa Kayembe, le travail de l’écrivain se résume à produire une œuvre, un manuscrit et non de l’imprimer puisque n’étant pas éditeur. « C’est l’éditeur qui imprime ce manuscrit et qui fixe le prix d’impression », dit-il.

Pour en découdre, la RDC devrait posséder une politique littéraire. Ce qui implique que les papiers qui entrent dans la production du livre au niveau des imprimeries soient, par exemple, exonérés des impôts et droit de douane. Il propose en outre que l’Etat achète un lot d’ouvrages produits par les écrivains pour le distribuer lui-même à travers le pays. Ce qui nécessite pour l’UECO, de travailler avec le Ministère de la Culture sur une véritable politique du livre, en vue de permettre que le livre circule partout dans les bibliothèques, surtout dans les écoles. « Vous savez que le Ministère de la culture est toujours le dernier sur la liste. Cela veut dire qu’il n’a pas de moyen pour faire fonctionner la culture », déplore-t-il. Mais, l’idée est de s’y mettre dorénavant, pour une véritable prise de conscience au niveau des autorités parce que c’est la littérature qui va rester quand tout sera oublié. D’ailleurs, la culture congolaise est connue à travers les œuvres littéraires qui sont des outils très sérieux que l’Etat doit prendre en compte comme la musique.

Quid de l’UECO ?

Créée en 1972, l’objectif premier de l’UECO était de fédérer les efforts en vue de l’épanouissement individuel et collectif des écrivains congolais, par une maîtrise tant de l’art d’écrire qu’un accès aisé aux structures de production et de distribution des œuvres littéraires au Congo et en dehors du pays.

Son objectif sous-jacent était d’assurer la présence de la RDC sur l’échiquier national, africain et international. Il était donc, question de chercher tant soit peu de rattraper le retard du Congo sur le plan international dans la mesure où la production littéraire de l’époque coloniale se limitait pratiquement à « Esanzo, chant pour mon pays », de Antoine Roger Bolamba et « Ngando le crocodile » de Paul Lomami Tshibamba.

Depuis 1972, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de la littérature congolaise.

A la faveur des maisons d’édition telles que « Editions du Mont Noir », des salons littéraires tels que pléiade du Congo, Pléiade et Traditions et associations à caractère national et fédératif comme l’Union des Ecrivains Congolais, la littérature congolaise a dû assister à beaucoup de bourgeonnements, beaucoup de gargouillement. Ce qui porte à croire sans peur d’être contredits que plus de 1.000 congolais sont aujourd’hui engagés dans l’activité d’écrivain, avec des fortunes diverses.

Judith Asina

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