dimanche, 20 octobre 2019
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RDC : La société civile tient au développement des micros barrages et autres formes d’énergies renouvelables

RDC : La société civile tient au développement des micros barrages et autres formes d’énergies renouvelables

Les rideaux du Forum National de la Société Civile sur les Energies (FNSCE) sont tombés vendredi 13 septembre à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo. En vue de la mise en œuvre de l’énergie pour tous, comme exige la constitution, des recommandations ont été adressées au Président de la République, au Parlement, Gouvernement congolais, ainsi qu’aux partenaires à la coopération.

RDC : La société civile tient au développement des micros barrages et autres formes d’énergies renouvelables

Au Président de la République, la société civile demande de s’ouvrir à elle en vue d’enrichir les résolutions du 1er Forum sur l’énergie électrique de Matadi ; privilégier le développement des micros barrages et autres formes d’énergies renouvelables par rapport aux grands projets énergétiques qui présentent des grands risques sur l’environnement, le social et l’économie du pays, le cas du projet Inga 3 ; de tout mettre en œuvre pour l’opérationnalisation de l’Autorité de Régulation de l’Electricité (ARE) et de l’Agence National pour le service de l’Electrification en milieu Rural (ANSER).

Aussi, lui exige-t-il de se rassurer de la participation de la Société Civile dans l’ARE et ANSER ; d’accorder une audience aux organisations de la Société Civile impliquées dans le secteur de l’électricité et les communautés susceptibles d’être impacté par le projet Inga 3.

Au Parlement, il est demandé de réviser la loi qui intègre les autres formes d’énergies renouvelables et de suivre l’effectivité de l’application de la loi portant secteur de l’électricité.

Le gouvernement quant à lui, devrait mettre en place des mesures d’applications spécifiques sur la fiscalité pour rendre attractif les investissements dans le secteur et un fond pour la recherche scientifique dans le secteur de l’énergie. Il faudra en plus, réaliser les projets d’exploitation du gaz méthane sur le Lac Kivu le plus rapidement possible pour réduire les risques et donner l’énergie à la communauté locale ; renforcer la gouvernance du secteur à travers la mise en place des mécanismes de suivi et de contrôle dans la gestion des projets énergétiques en RDC ; se rassurer que l’électricité n’est pas vendue comme une marchandise, mais un service public selon les articles 6 et 23 de la loi relative au secteur de l’électricité.

Les partenaires à la coopération sont appelés à continuer d’appuyer les organisations de la Société Civile pour pérenniser ce forum; mettre en place des mécanismes pour appuyer le développement des projets d’électrification communautaires.

Tableau sombre de la situation
Pendant ce forum, la société civile a dressé un tableau peu reluisant du droit des populations à l’énergie. Une situation qui se caractérise notamment par le faible taux d’accès des populations congolaise à l’électricité, évalué aujourd’hui à 6%, et qui demeure intact malgré d’énormes potentialités énergétiques dont regorge le pays. 5 ans après la promulgation de la loi portant secteur de l’électricité, l’Autorité de Régulation de l’Electricité (ARE) et l’Agence National des Service de l’Electrification en milieu Rural (ANSER) demeurent non opérationnels.

De manière singulière, les participants au Forum attirent l’attention de l’opinion sur certains faits en rapport avec le projet Grand Inga 3. Il s’agit particulièrement de la mauvaise gouvernance qui a caractérisé la gestion des projets Inga 1 et 2, avec une incidence sur l’accès à l’électricité et la non résolution des problèmes causés par ces deux projets, surtout la délocalisation dont certaines sont victimes, car sans terres, le cas du Clan Makuku Futila.

En outre, c’est le coût élevé du projet Inga 3 évalué à 13 milliards de dollars américain, qui risque d’occasionner le surendettement du pays. La clé de répartition du projet Inga 3 en faveur des pays étrangers et non pour résoudre les problèmes d’accès au niveau national, alors qu’il n’y a que 6% des populations qui a accès à l’électricité.
La société civile a également relevé l’inexistence des études d’impacts environnementaux et sociaux, ainsi que d’autres études complémentaires sur le projet Inga 3 ; le manque de transparence dans la gestion du projet Inga 3 parce que les mécanismes de recevabilité ne sont pas mis en place.

Judith Asina

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