mardi, 16 octobre 2018
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PAM - Cantine Scolaire
847 élèves reçoivent chaque jour un repas qui favorise leur croissance et leur participation aux cours à l’école primaire de Mwamba dans le Rutshuru. Photo PAM/Jacques David

RDC: Le PAM prêt à soutenir le plan d’action de l’alimentation scolaire

Cela fait suite à l’atelier sur l’évaluation du système des cantines scolaires tenu du 18 au 20 septembre. Ahmedoul Bachir, consultant Saber au Programme Alimentaire Mondiale (PAM) a fait cette annonce lundi 8 octobre 2018, au cours de la séance de restitution, en présence des experts des Ministères de l’agriculture, des finances, budget, EPSP, ainsi que de l’Association Nationale des Parents d’Elèves du Congo (ANAPECO). 

Cet atelier avait pour objectif de mobiliser et de commencer l’appropriation du système Saber en RDC.

Jean Kabuka, expert en matière de l’éducation dans la vie courante au ministère de l’EPSP a précisé que cette approche ne va pas hausser les frais scolaires car tout sera pris en charge par le Gouvernement congolais.

Pour sa part, M. Bachir a indiqué que le PAM est prêt à accueillir le développement du plan d’action qui dépendra du Gouvernement qui va le présenter aux différents partenaires. Ainsi, l’agence des nations Unies sera en mesure de voir comment continuer à appuyer le pays, notamment en matière de transfert des compétences sur les approvisionnements des écoles.

Après le travail de diagnostic et celui du plan d’action, il faudra dresser un plan stratégique. C’est ce dernier qui sera peut-être en lien avec  le plan du secteur de l’éducation qui vise trois mille écoles d’ici 2026. « Ce qui est déjà une politique du Gouvernement. Un plan stratégique à développer en relation avec le budget », a déclaré M. Bachir.

Pour Augustin Baharanyi, Expert en pilotage suivi-évaluation au ministère de l’agriculture, il faut d’abord élaborer la stratégie pour que l’approche Saber soit mise en place. Chose qui sera accompagnée d’un plan d’action qui comprend des rubriques qui devront être budgétisées. « Tant qu’il n’y a pas de plans d’actions, on ne peut pas prétendre insérer les lignes budgétaires concernant l’alimentation scolaire », a-t-il fait remarquer. Et le ministère de l’agriculture attend que le plan d’action soit prêt, pour continuer avec le lobbying et les plaidoyers étant donné qu’il s’agit d’un domaine multisectoriel.

Selon lui, les produits agricoles ne sont pas à chercher en RDC, puisque le pays compte 80 millions d’hectares de terres arables auxquelles il faudra ajouter bientôt 50 millions d’autres de bassins versants. Ce qui permettra de pratiquer l’agriculture résiliente, puisque dans lesdits Bassins, les produits vivriers sont produits sur toute l’année sans tenir compte des saisons.

En outre, il sera associé   le processus de sensibilisation des nouvelles méthodes culturales dans le chef des enfants et dans tout le système éducatif.

Jean de la Croix Salumu de l’ANAPECO a rappelé qu’au cours de l’atelier, la société civile a insisté sur l’implication du corps enseignant comme bénéficiaires du système Saber. Les parents également devraient y prendre part, étant donné qu’il faut une sensibilisation à ce sujet.

Vivement l’implication des parents 

Il a été appuyé par un autre expert du PAM qui souligne que les parents sont impliqués du début à la fin. En effet, lorsque le Gouvernement est impliqué dans l’alimentation scolaire, le système quitte le cadre le cadre de l’alimentation scolaire d’urgence tel que le PAM est en train de le faire. « Lorsqu’il s’agit de l’urgence c’est l’humanitaire, mais cela ne relève pas vraiment de la politique », a-t-il relevé. Accompagnée entre autres des documents politiques ainsi que des lois, l’alimentation scolaire à base communautaire suppose que toutes les parties prenantes soient impliquées, surtout la communauté représentée par les parents. Le deuxième niveau ce sont les parents qui doivent figurer parmi ceux qui veulent cuisiner. Cela suppose que la ration donnée soit conforme à la culture et aux habitudes alimentaires du milieu où le projet est exécuté. Les parents, a-t-il dit, c’est encore eux qui rassurent dans l’évaluation si, ce système a permis que les résultats des enfants s’améliorent.

Quid de Saber ?

C’est une approche systémique pour améliorer  l’éducation.  Saber a été initié par la Banque Mondiale (BM) pour arriver à comprendre pourquoi beaucoup de fonds sont investis dans l’éducation congolaise mais les résultats scolaires ne suivent pas.

M. Bachir signale que cette approche systémique signifie que l’éducation est subdivisée en 13 domaines estimés importants comme levier. L’idée consiste à travailler sur chaque domaine de manière bien détaillée pour avoir un seul aperçu.

Et cet atelier a permis aux experts de la présidence de la République, des différents ministères, de deux chambres du Parlement ainsi que de société civile de diagnostiquer sur le programme d’alimentation scolaire en RDC.

Judith Asina

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