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jeudi, 13 décembre 2018
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Stephen Bwansa- Prosec PPRD-CHINE

Stephen Bwansa à Lamuka : « Ils ont fini par donner raisons au sens du combat politique du Président Kabila »

Il est très attaché à la cellule spéciale PPRD/Asie qui soutient la candidature d’Emmanuel Shadary à la présidentielle du 23 décembre 2018. Après avoir suivi le programme de la coalition Lamuka, Stephen Bwansa estime qu’il n’est pas possible de mobiliser 126 milliards USD en cinq ans, avec comme stratégie de reboiser tout ce que la majorité actuelle au pouvoir a réalisé en RDC.  Dans une interview accordée à matininfos.net, il explique comment la coalition de Genève rejoint l’idée du Président Joseph Kabila, d’accorder la priorité aux infrastructures.

Ci-dessous l’interview :

Matininfos.net : Stephen Bwansa, vous êtes Fédéral du PPRD/Chine. Que pensez-vous du programme de la coalition Lamuka ?  

Stephen Bwansa : nos amis ont évoqué 10 mesures politiques pour redresser le pays.  Personnellement, je constate que certains de nos compatriotes du regroupement politique Lamuka viennent effectivement de se réveiller de leurs sommeils d’une part, et d’autre part, qu’ils ont fini par donner raisons aux sens du combat politique du président Joseph Kabila. Cela pour plusieurs raisons. Il s’agit du souci partagé par le candidat de ce regroupement, de créer des infrastructures puissantes pour notre armée nationale. Alors que c’est un travail qui a été fait minutieusement et sans complaisance par le président de la République, et repris d’une manière spécifique dans le programme du candidat numéro 13.

Je me réjouis que nos amis nous aient compris. Mais il est de notre devoir de donner au peuple congolais certaines explications non  fournies par notre confrère, fautes peut-être d’informations ou d’expérience de la gestion de l’état.

Matininfos.net : Quelles sont ces explications ?

Stephen Bwansa : Il parle du déménagement du camp Kokolo, la création des forces armées spéciale d’intervention militaire d’élite qui doit s’installer à Beni. Déjà, nous informons au peuple congolais que la république à travers la coopération militaire envoie chaque année nos soldats à l’étranger pour la formation. D’où, équiper l’armée d’un système de défense de notre siècle fait partie de priorité des priorités de l’état. N’oublions pas que la sécurité n’a pas de prix ni intérêts des négociations avant pendant et après la guerre.

Et les conflits armés de Beni caractérisés par des tueries barbares de congolais entrent dans la logique de guerre non conventionnelle alors que nos forces spéciales sont formées pour faire face à une guerre classique. Voilà pourquoi le porte-parole du Gouvernement parle toujours du terrorisme dans ce territoire. Puisqu’il s’agit d’une guerre entretenue par un regroupement des hommes possédant des machettes, flèches et tout autre outil. Si le Congo était en situation de guerre conventionnelle, nous aurions déjà repoussé l’ennemi vers son territoire d’origine.

Le projet de sécurité présenté par nos amis prouve combien ils sont en retard.  Je suis convaincu qu’il ne rattrapera plus le train qui avait quitté la gare. Nous les invitons à lire minutieusement le programme du candidat numéro 13, peut-être qu’ils comprendront le sens sacré de la continuité de l’état et de ses services.

Matininfos.net : Un budget autour de 126 milliards USD pendant cinq ans pendant qu’au FCC c’est 85 milliards. C’est faisable ?

Stephen Bwansa : Ce n’est pas question de faisabilité ou pas. On ne sait pas en fonction de quoi ils ont arrêté ce montant. Mais avec la logique qu’eux proposent, ce n’est pas faisable, puisqu’ils veulent reboiser tout ce que nous avons fait ensemble avec le peuple. Partir en transition, revoir tous les contrats que la république a signés et ramener les partenaires qu’on ne connait pas jusqu’à présent pour commencer par les études de faisabilité. Déjà c’est difficile ! La seule façon pour eux d’atteindre cet objectif, c’est de laisser continuer à travers les urnes, le pouvoir actuel, de ne rien raser, que le peuple vote pour que cela soit faisable. Nous qui maitrisons l’appareil de l’Etat et connaissons ce qui a été envisagé, on sait là où les choses n’ont pas marché. Nous sommes prêts avec ce nouveau mandat, de multiplier les stratégies pour atteindre nos objectifs.

Matininfos.net : A quel niveau les choses n’ont-elles pas marché ?

Stephen Bwansa : Je vous donne deux pistes. D’abord le pays, depuis 2002 était en guerre. Il fallait reconstruire les infrastructures de paix pour que les investisseurs viennent, faire un lobbying à l’international, appeler les capitaux internationaux, travailler ensemble avec les clubs internationaux pour alléger les dettes ainsi que rassurer les partenaires qui avaient quitté le Zaïre à l’époque pour revenir travailler au Congo. Ce qui était un travail fastidieux, car l’idée était de refonder la République et redonner confiance.

Matininfos.net : Il fallait 17 ans pour redonner cette confiance ?

Stephen Bwansa : Ecoutez madame ! Le Congo n’avait pas de monnaie, pas de provision en banque. Zéro en économie, en finances et sur tous les plans. On n’existait pas en tout ! Cela a pris du temps. Les amis de l’opposition ne nous ont pas facilité la tâche. Comment ? On avait une très belle allure en 2006. A partir de 2011, ils ont créé des turbulences politiques pour discuter avec tous les congolais afin qu’ils comprennent qu’on doit construire le pays. Nous sommes allés d’union en union, de cohésion en consolidation. Et même si nous organisons les élections en retard, ce qu’ils appellent glissement, c’est puisqu’ils ont pollué l’espace politique. Or, la politique mal comprise et mal appliquée affaiblit la démocratie. Nous disons qu’après les élections de 2018, il y aura ce qu’on appelle «  légitimité » et nous allons travailler avec eux puisque ce sont des fils du pays.

Propos recueillis par Judith Asina

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