En RDC, environ deux tiers des écoles situées dans les zones touchées par Ebola ont encore besoin d’un soutien en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène. Dans le même temps, l’éducation demeure le secteur le moins financé de la réponse humanitaire, avec moins d’un quart des fonds nécessaires reçus.
Sans financement supplémentaire, davantage d’enfants risquent d’abandonner l’école et d’être exposés à des risques accrus en matière de protection, prévient le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
Pour les partenaires humanitaires, le défi est désormais double : contenir rapidement la propagation du virus tout en permettant aux enfants de poursuivre leur apprentissage dans des communautés déjà fragilisées par des années de crise.
Les écoles rouvrent malgré l’épidémie
C’est dans ce contexte que les écoles ont rouvert mardi dans les zones touchées, une étape jugée cruciale par l’ONU pour des enfants déjà durement éprouvés par les conflits, les déplacements et la maladie.
La crise éducative était déjà particulièrement grave avant l’épidémie. Plus de 1 100 écoles ont été fermées ou touchées par des incidents liés aux conflits, privant plus de 490 000 enfants d’accès à l’éducation.
L’épidémie d’Ebola ajoute un risque supplémentaire dans des zones où près de deux millions d’enfants sont scolarisés.
L’ONU et ses partenaires soutiennent les mesures de prévention des infections, ainsi que les interventions dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène et les campagnes de sensibilisation dans les établissements scolaires.
Un premier groupe de 150 formateurs a achevé sa formation et doit transmettre des messages de prévention contre Ebola à plus de 18 000 enseignants et membres du personnel scolaire.
Avec ONUINFOS
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