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RDC : SOMIKA, CDM et CHEMAF excelle dans des graves pollutions environnementales des entreprises minières, IRDH dénonce !

L’Institut de Recherche en Droits Humains (IRDH) a adressé un mémorandum au Président de la République dans lequel il exprime sa profonde préoccupation dans l’impunité dont bénéficient des entreprises minières responsables de graves pollutions environnementales dans le Haut-Katanga et la province du Lwalaba.

Pour l’IRDH, ce comportement tend à se généraliser, dans un contexte marqué par une forte demande internationale en minerais stratégiques et par la décision du Gouvernement d’accroître la production nationale de cuivre de 500 000 tonnes, consécutive à la signature du projet « Vault » avec les États-Unis d’Amérique.

L’organisation cite le cas de Société minière du Katanga (SOMIKA), pour qui, les 26 et 29 avril 2026, des grandes quantités d’acides se sont déversées sur la route menant au village Kwampisha, dans le groupement Inakiluba, chefferie Kaponda, territoire de Kipushi, province du Haut Katanga.

A titre de réparation, l’entreprise SOMIKA a dirigé ces acides vers la rivière Kasonta, affluent de la rivière Kibunduka, laquelle alimente le lac artificiel de l’Institut National pour la Recherche et les Études Agronomiques (INERA). Et à ce jour, l’entreprise se limite à promettre des réparations qu’elle n’exécute jamais, en dépit des impacts réels sur la biodiversité aquatique et la bioaccumulation, ainsi que l’aggravation des risques sur la santé publique et l’environnement.

Le 11 mars 2025, l’élève Bulafia Mwana Christian est décédé par noyade dans l’un des trois bassins de rejets de lixiviats laissés à l’abandon par l’entreprise Chemaf SA, sur son site d’Usoke, situé dans la Commune de Kampemba, Ville de Lubumbashi.

A ce jour, l’entreprise oppose une fin de non recevoir à la demande d’indemnisation formulée par les parents du défunt. Pourtant, il incombe à cette société de réhabiliter le site et d’éliminer tout risque pour la santé publique ainsi que toute menace d’insécurité.

Mais avant cela, le 4 novembre 2025, l’entreprise Congo Dongfang International Mining SAS (CDM) a déversé plus de 2 500 000 m³ d’eaux usées à forte teneur en métaux lourds dans les quartiers densément habités de Kasapa, Kamatete et Kamisepe.

Malgré la lettre du 17 janvier 2026 du ministre des Mines, Louis Kabamba Watum, qui a condamné l’entreprise au paiement de 6 000 000 USD à titre de réparation collective, ainsi que de 682 067 USD pour l’ensemble des indemnisations individuelles l’entreprise CDM persiste à ne pas exécuter ces mesures.

Pour toutes ces raison, l’IRDH en appelle au Président de la République, afin d’exiger le respect des droits des victimes et de garantir l’effectivité des obligations légales en matière de sécurité, de santé publique et de protection de l’environnement.

José Mafuta

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