Augustin Kabuya

Augustin Kabuya : « Nous tirons la sonnette d’alarme à nos amis du FCC, ce n’est pas le moment de s’amuser de cette manière là »

Le Secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) Augustin Kabuya signe et persiste en tirant la sonnette d’alarme contre la démarche de son partenaire de la coalition, le Front commun du Congo (FCC) qui voudrait apporter ses trois propositions de loi sur des réformes de l’appareil judiciaire.Se basant sur la constitution, il tient à la séparation du pouvoir. Des déclarations faites sur Top Congo FM, ce mardi 23 juin.

L’heure est aux disputes pour la énième fois dans le couple FCC-CACH, une caractéristique que plus d’un Congolais averti est habitué après la période post « nuit de noces » d’un mariage sans parrain, ni soirée dansante et sans régime matrimonial connu.

Le Secrétaire général du parti présidentiel après un communiqué rendu public le lundi 22 juin ne décolère pas.

« S’il ( ndlr: Aubin Minaku) s’en tête de faire passer cette loi en force, nous allons descendre dans la rue pour faire entendre notre voix et nous tirons la sonnette d’alarme à nos amis, ce n’est pas le moment de s’amuser de cette manière là. Le Congo appartient à tout le peuple« , a-t-il averti.

A en croire Augustin Kabuya, la coalition ne rime pas avec compromission et s’interroge sur son opportunité.

« Ce n’est pas parce que nous sommes aujourd’hui en coalition que nous pouvons aller à l’encontre de la constitution. Les propositions faites par nos amis du FCC violent directement la constitution. Qu’on laisse la magistrature fonctionne librement sans interférence. Pourquoi pendant tout ce temps le député Minaku n’avait pas fait ces propositions. Ils se réveillent pour que le ministre de la justice ait la main mise sur la magistrature or la constitution consacre la séparation du pouvoir« , a-t-il souligné.

Le parti de la 11ème rue Limete prêt à descendre dans la rue comme à l’accoutumée pour espérer de barrer la route à cette démarche qui va en l’encontre du rétablissement d’un État de droit prôné par le Président de la République.

« Si un ministre a une main mise sur la justice peut-être par un coup de téléphone, il peut donner des injonctions à un magistrat d’abandonner des poursuites. Pourquoi les gens sont très agités, le cheval de bataille du Chef de l’État est le rétablissement d’un État de droit dans notre pays. L’Udps constate directement la mauvaise foi de nos amis du FCC. Nous sommes dans une coalition mais nous ne pouvons jamais souscrire à cette démarche. Nous sommes prêts à nous défendre« , a-t-il élucidé.

Et de conclure :

« Ce n’est pas parce qu’on donne un point de vue contraire qu’on peut annoncer la fin de la coalition. Je n’ai pas ce pouvoir d’annoncer la fin de la coalition. L’ Udps n’est pas d’accord avec cette démarche. D’ailleurs quand ils ont proposé ça nous n’avons jamais été contacter« .

Trois propositions de loi ont été initiées par deux députés nationaux du FCC,Aubin Minaku et Gary Sakata. Parmi les innovations qui font débat, le fait que les magistrats soient tributaires du ministre de la justice (ndlr : Me Célestin Tunda) ou encore des sanctions contre des magistrats récalcitrants.

Gloire BATOMENE

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