Trois personnes ont été massacrées en pleine ville de Beni ce jeudi 11 juin 2026. La société civile du milieu qui donne ce bilan provisoire, s’insurge contre les Autorités compétentes qui ne prennent aucune mesure de protection de la population malgré le carnage du 30 au 31 mai 2026 et du 2 juin.
Dans une déclaration, la société civile forces vives de Beni renseigne qu’à l’heure actuelle, les évidences font état d’une quarantaine de personnes égorgées à l’arme blanche, plusieurs personnes disparues et des habitations incendiées par les ADF/MTM en l’intervalle de 10 jours.
Ces carnages à répétition couplées aux cambriolages des maisons, des tortures graves, des coups et blessures graves, des extorsions des biens de valeurs, de l’argent, des viols et meurtres ciblés à Beni énerve au plus haut niveau la société civile urbaine. Selon elle, cette situation mérite non seulement une réponse adéquate des autorités à tous les niveaux et la collaboration de toute la population Congolaise en générale et surtout celle de la ville et territoire de Beni.
Face à cette situation, les forces vivent recommandent au Gouvernement congolais de s’assumer comme un Etat souverain en renforçant les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité en vue de la population civile ; de retourner urgemment à Beni le bataillon de la RAD (Réserve armée de la Défense) et de la procéder au relèvement des troupes qui ont fait longtemps dans la zone.
Et au Gouverneur de province de mettre en place un mécanisme de coordination et d’analyse rapide des alertes sécuritaire pour anticiper les actions de protection de la population ; ainsi que de doter les Chefs de base et les groupes de vigilance communautaire d’équipements de communication et/ou d’alertes pour un système d’autoprotection à la base communautaire.
José Mufula
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