Produits agricoles

Kisangani : La Tshopo en assises pour devenir un grenier agricole en RDC

Les états généraux de l’agriculture et de la nutrition de nutrition se déroulent depuis mardi 22 octobre 2019 à Kisangani, Chef-lieu de la Tshopo en République Démocratique du Congo. Jusqu’au vendredi 25, des experts en agriculture cogitent sur des thérapeutiques pouvant augmenter les revenus des paysans et réduire la pauvreté.

Plusieurs objectifs sont envisagés dans la tenue de ces assises, notamment la mobilisation de tous les intervenants dans l’agriculture et la nutrition en vue d’évaluer les différentes interventions des 15 dernières années, d’en tirer les leçons et d’envisager l’avenir dans une approche participative et inclusive ; la mise en place d’une structure pour le pilotage des actions de promotion agricole et de nutrition assortie d’une feuille de route détaillée,

Louis-Marie Walle Lufungula, Gouverneur de province qui a lancé ces travaux a indiqué que la Tshopo est la plus grande de la République Démocratique du Congo avec une superficie de 201.693 km2, qui offre un potentiel gigantesque notamment pour l’agriculture industrielle, l’horticulture, l’élevage, le maraichage, la pêche. Grâce à son aéroport international et ses contacts avec les Provinces frontalières du Kivu et de l’Ituri, les produits agricoles de la Tshopo, prêts à l’exportation, peuvent sortir aisément pour atteindre les marchés du monde entier.

Insécurité alimentaire manifeste

Malgré ce potentiel agricole, sa population reste largement exposée à l’insécurité alimentaire, à la malnutrition et la faim. Sur environ 3,5 millions d’habitants, plus de 600.000 personnes vivent dans un seuil de pauvreté caractérisé par une insécurité alimentaire manifeste avec quelques 400.000 enfants malnutris. A ce titre, la Province affiche une prévalence de malnutrition chronique de 42%. A cela s’ajoute le fait que 40% des femmes en âge de procréer sont frappées d’anémie et de carence en fer. Seulement 55% des enfants sont mis au sein dans l’heure qui suit l’accouchement, 5% des enfants âgés de 6 à 23 mois ont reçu des aliments de complément d’une façon adéquate. « Il est surprenant de constater qu’une proportion importante de la population est soumise à un régime alimentaire pauvre et limité », a-t-il regretté.

A l’en croire, cette malnutrition, qui s’installe dès la conception jusqu’à l’âge de deux ans, a des effets irréversibles et des conséquences énormes sur plusieurs plans de la vie socioéconomique. Il s’agit entre autres des capacités humaines réduites puisque la malnutrition affecte la croissance et la maturation du cerveau, qui cause des dommages cérébraux irréversibles entrainant les déficits cognitifs, des problèmes comportementaux dès l’enfance, dans les cas extrêmes, un retard mental.

Vivement la Tshopo, un grenier agricole

Ces assises, dit-il, sont une occasion de réfléchir sur toutes les questions qui font que l’agriculture paysanne peine à devenir une véritable source d’enrichissement dans la Tshopo pendant que la demande n’est qu’insuffisamment rencontrée. « Je suis, en effet, informé des millions de dollars dépensés dans l’importation des denrées alimentaires que nous pouvons aisément produire nous-mêmes ici chez nous aux regard des opportunités que la nature nous offre. Pourquoi les gens laissent-ils les terres arables de la Tshopo et préfèrent importer ?  Pourquoi refuser à notre population de manger Bio ? », S’est-il interrogé.

Et, le Gouvernement Provincial attend des diagnostics efficaces sans complaisance suivis des orientations   précises pour faire de la Tshopo, un réel grenier agricole du Pays. « C’est possible ! Et j’en suis convaincu et déterminé », a-t-il rassuré. Car, Investir dans l’agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition dans la Tshopo est une œuvre salutaire pour l’humanité et rejoint intimement les Objectifs de Développement durable 1 et 2. Cela, au-delà de la promotion du développement économique.

Cependant, pour améliorer le climat des affaires, le Gouvernement provincial est en train de préparer une série de réformes devant aboutir à son assouplissement pour les opérateurs économiques, spécialement ceux qui s’intéressent à l’agriculture et à la nutrition. Des reformes qui concernent essentiellement le renforcement des capacités techniques et organisationnelles des institutions publiques et privées d’appui à la production ; l’amélioration de l’accès aux marchés et la valeur ajoutée le long de la chaîne de production agricole ; l’amélioration de la productivité du secteur agricole et de nutrition (production vivrière, horticole et légumière, halieutique et d’élevage ; la promotion des systèmes financiers décentralisés qui s’adaptent à la nature des activités du secteur agricole.

En plus de ces mesures spécifiques, l’investissement dans l’agriculture de la Tshopo bénéficie des instruments et avantages légaux et réglementaires en phase avec le climat des affaires et l’indicateur Doing business. Ici, il cite la présence du guichet unique de création d’entreprise ; l’existence du tribunal de commerce pour le règlement de toute sorte de litiges des affaires ; la loi sur les marchés publics qui permet aux entreprises agricoles de soumissionner aux appels lancés par l’Etat, la Province et les ETD ; les avantages spécifiques contenus dans la loi sur l’agriculture ; les avantages du code des investissements.

Plusieurs personnalités participent à cette rencontre. Il y a lieu de citer le Secrétaire GENERAL de l’Agriculture ; le Coordonnateur national de la Cellule d’Analyse des Indicateurs de Développement (structure de la primature) ; le Directeur national du PRONANUT ;

Les représentants des missions diplomatiques et systèmes des Nations unies ; le Président de l’Assemblée provinciale et tous les honorables députés provinciaux ; les membres du Gouvernement provincial ; le Maire de la ville de Kisangani ; les membres de comité de gestion des Etablissements de l’ESU ; les bourgmestres de la ville de Kisangani ; les chefs de Division et services publics nationaux et provinciaux ; les Administrateurs de Territoire ; les chefs de secteur et chefferie : Bafwasende, Banalia, Basoko, Isangi, Opala, Ubundu et Yahuma ; les ONG évoluant dans l’agriculture ;

Judith Asina

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