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POURQUOI LE DIALOGUE PERDURE

 PREVU POUR DEUX SEMAINES, LE DIALOGUE DEPASSE DEJA UN MOIS

Selon le facilitateur togolais Edem Kodjo, lors de son mot d’ouverture de ce forum le 1er Septembre 2016, il était prévu que ces assises ne durent que deux semaines, soit du 1er au 14 septembre, pour ne pas perturber les travaux parlementaires dont la session budgétaire a commencé le 15 septembre 2016. Surtout que la plupart des députés nationaux et sénateurs siègent à cette réunion à la cité de l’Union africaine (UA).

Curieusement, les travaux se sont prolongés de deux semaines et peuvent encore se poursuivre au-delà d’un mois, ce qui atteste que les uns et les autres n’arrivent pas à arrondir leurs angles pour trouver un compromis et aller de l’avant. On est donc loin de trouver une issue susceptible de décanter la situation.

Quelles peuvent en être les causes ?

  1. Le dialogue tel que conduit par Eden KODJO souffre du manque d’inclusivité même si les participants à ces assises affirment haut et fort que l’inclusivité est belle et bien effective. « On parlerait de l’exclusion si certaines personnes étaient interdites de participer, mais nous avons affaire à ceux qui refusent volontairement d’y participer. C’est de leur droit, c’est aussi ça la démocratie… « , a fait noter Me Baudoin Mayo, cadre de l’UNC.
  2. Le Rassemblement, la plus grande plateforme de l’Opposition, demeure en dehors de la cité de l’Union africaine. Non seulement son leader, Étienne Tshisekedi, a récusé le facilitateur, mais aussi, ses préalables n’ont été rencontrés qu’à moitié. Outre l’absence du Rassemblement, le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba ne prend pas non plus part à ce grand rendez-vous politico-historique de la République démocratique du Congo.
  3. Les événements macabres du 19, 20 Septembre 2016 faisant plus de 50 morts pour barrer la route au glissement et lançant ainsi le début du préavis au Président KABILA a ralenti la vitesse des intentions de la majorité Présidentielle : Celles de rester au pouvoir même au-delà du temps réglementaire.
  4. La suspension de la participation de la Société civile dont le porte-parole est Jonas Tshombela, pour cause de vandalisme de son siège à Kinshasa.
  5. La suspension de la participation de l’église catholique, insistant davantage sur le respect de la Constitution en ce qui est de l’alternance au sommet de l’État et la limitation des mandats présidentiels.
  6. L’annonce de Corneille NANGAA sur l’organisation de l’élection Présidentielle qu’en novembre 2018. Véritable bombe tombée dans les oreilles de ceux qui tiennent au respect de la Constitution.

Il ne reste plus que les délégués au dialogue puissent endosser l’accord politique dont le projet leur a été soumis depuis la semaine dernière par l’ancien 1er ministre togolais désigné facilitateur par l’Union africaine.

Car, déjà, le Rassemblement qui tient son conclave dès ce mardi, dit ne pas être concerné par ces conclusions. Pour cette plateforme, le calendrier de Joseph Kabila comme président de la République s’arrête, cette année, le 19 décembre.

Le dialogue ne résoudra pas la crise politique actuelle si la majorité d’acteurs politiques Congolais restent en dehors. Cela parait déjà comme une bombe à retardement.

Joël NZAMPUNGU IMBOLE

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