Dans la commune de Bagira à Bukavu, les tortures infligées par le Bourgmestre nommé par l’AFC/M23 Sumbu Socrate sont décriées par la population. C’est ce qu’indiquent les forces vives locales dans un rapport rendu public récemment.
Ces tortures sont infligées aux victimes au sein de la maison communale. Des élèves, un avocat et plusieurs autres paisibles citoyens en ont été victimes. Ces tortures se font par des bastonnades et des intimidations avec l’arme de guerre.
Un citoyen courageux a même écrit une correspondance en date du 7 juillet 2025 pour dénoncer ces cas.
Selon les forces vives, plus de 80 victimes de tortures ont déjà été répertorié depuis qu’il trônent sur cette commune.
Personne n’est épargné
Il s’agit des élèves qui prenaient du lait dans un cafétaria ; torture sur un jeune homme âgé de 15 ans ayant conduit à son hospitalisation ;une femme de troisième âge torturée pour n’avoir pas payé les frais exigés pour le salongo (travaux communautaires).
Le 24 juillet, il a battu une femme vers 20 heures dans un bistrot toujours à Bagira. Et le 6 août 2025 il a torturé un avocat du barreau du Sud-Kivu. L’avocat en soi s’était présenté, sur invitation au bureau du Bourgmestre incriminé afin qu’il présente les pièces justifiant le droit de propriété sur un immeuble appartenant à son client. Il a été trainé par Sumbu Socrate jusqu’aux toilettes subissant humiliation, injures devant l’autre partie. Le Bourgmestre lui a causé des blessures sur la tête à l’aide de son revolver. Ce dernier a été conduit à l’hôpital pour les soins appropriés.
Depuis cet évènement, l’avocat vit dans le traumatisme et la peur car des sources digne de foi font savoir que même son mariage qui devrait avoir lieu au mois d’août a été reporté et les menaces de mort n’ont pas encore cessé.
Le 21 août, le même bourgmestre a violemment tabassé un cordonnier au petit marché dit Pweto. Ce cordonnier aurait de problème d’épilepsie et a perdu connaissance sur le champ. Le même jour à l’aide de la crosse du fusil de son garde du corps, le Bourgmestre a fortement secoué une pauvre vendeuse des haricots dispersant sans pitié sa marchandise au sol.
Il lui est également reproché d’avoir tabassé violemment des pères de famille qui se tenaient debout sur la chaussé. Il leur a braqué son revolver après leur avoir demandé de s’agenouiller par terre, leur menaçant de mort.
Et ces pauvres papas étaient reprochés d’avoir accusé le Bourgmestre auprès de ses autorités. Selon lui, aucune autorité de l’AFC/M23 ne peut le démettre de ses fonctions.
Les forces vivent rapportent également qu’il aurait torturé des maçons dans un chantiers vers la Brasserie. Malgré toutes ces plaintes, aucune décision disciplinaire n’a été prise contre le bourgmestre en soi.
Josué Folo
MATININFOS.NET – Information de la RDC en toute impartialité site d'actualité en République Démocratique du Congo (RDC)
Avez-vous aimé l'article? Partagez et Laissez votre commentaire