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DIALOGUE POLITIQUE EN RDC : KABILA-TSHISEKEDI-KATUMBI DOIVENT FAIRE DES CONCESSIONS

Le dialogue qui se tient à la cité de l’union africaine s’étend en longueur, pendant que le projet d’accord a été distribué aux participants pour amendement. Aubin Minaku Ndjalandjoko a précisé que la Majorité va contribuer efficacement, afin que le dialogue prenne fin le plus tôt possible, c’est-à-dire au courant de cette semaine : « Là où il y a eu des malentendus, nous allons vite lever des options pour que tout celui qui est de bonne foi puisse signer l’accord. C’est vrai qu’il y a eu quelques points de divergences entre nous et l’opposition et ils seront levés. Dès aujourd’hui, au plus tard mardi, nous pouvons dire que le dialogue va atterrir dans ce grand pays», insiste Aubin Minaku.

Or, exclure le Rassemblement dans cet accord ne résoudra pas la crise politique de l’heure. KABILA-TSHISEKEDI-KATUMBI doivent faire des concessions réciproques pour décrisper la tension politique » : Le respect de la constitution, un dialogue réellement inclusif, le calendrier électoral des scrutins et de la gestion du pays pendant «une période de transition technique». Autant de sujets à la base de l’impasse politique actuelle en RDC.

Pour sortir le pays de cette crise, la communauté internationale attend du Président Joseph Kabila et d’Etienne Tshisekedi du Rassemblement des concessions lors du sommet de Luanda prévu le 27 octobre courant.

Certaines  sources diplomatiques affirment qu’il sera demandé lors de ce sommet au Président Kabila d’accepter le principe d’un nouveau dialogue dans un format plus réduit et dans un temps relativement court. Ces nouvelles négociations sont voulues directes entre le groupe de la Cité de l’Union africaine et le Rassemblement. Elles vont aider à aplanir les points de divergence déjà identifiés par le groupe d’accompagnement de la facilitation actuelle.

Comme deuxième concession, le Président Kabila devra poser des actes d’apaisement, notamment garantir le respect de la Constitution dans ses dispositions verrouillées contenues dans l’article 220.

Enfin, il devra consentir à ne pas jouer un rôle central pendant la période de transition qui devra être relativement courte et techniquement justifiée par des contraintes logistiques réelles liées au processus électoral. Cette transition ne devra pas dépasser 18 mois pour être politiquement et diplomatiquement soutenable, sans heurter la susceptibilité du peuple congolais,

Du côté du rassemblement, selon certaines sources diplomatiques,  il sera « imposé par consensus » d’accepter que le Président Kabila reste au pouvoir pendant cette « période spéciale » suivant le principe de la continuité de l’Etat, mais que le gouvernement aura tous les pouvoirs pour gérer la République, en collaboration étroite avec le chef de l’Etat.

La deuxième concession qui sera faite au Rassemblement est de ne pas remettre à plat tout ce qui s’est fait à la Cité de l’UA et d’accepter la médiation qui sera décidée par l’Union africaine. La source confirme que ce sera « absolument » un membre de cette organisation sous-régionale qui aura la charge de la conduire. Et le nom du Président Denis Sassou est régulièrement cité pour remplir cette tâche. L’Angolais Dos Santos n’y verrait pas d’inconvénient, précise la source diplomatique africaine. Au cas où l’un ou l’autre camp refusera de concéder, l’avenir de la RDC demeurera sombre… Le jour avenir nous en dira en long.

Joël NZAMPUNGU IMBOLE

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