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L’éthique et la déontologie en perte des repères au sein des cabinets politiques : nécessite d’une reforme

La passation pacifique du pouvoir Tshisekedi-Kabila nous a apporté de nouvelles pratiques au sommet des institutions du pays. (Présidence de la République, Primature, Cabinets ministériels et autres).

Aussitôt nommé où élu à un poste politique ou administratif, des appels ses sont multipliés, des réunions se sont intensifiées, amis et connaissances, frères et sœurs, cousins et parents d’une part, partis politiques, militants et alliés, ressortissants des provinces entre-déchirent « Ekomi tour na biso ! » exclament certains, un seul objectif figurer parmi les premier entrant au Cabinet, une pratique courante et malheureuse en RDC.

Finalement ils finissent par être embarqués au sein des Cabinets politiques le plus souvent, venant de nulle part pour gérer la res publica sans un critère objectif de sélection : Papa, maman, frères et sœurs, amis, camarades et connaissances, militant du parti, alliés tous à bord, pour la plupart avec un cursus estropié.

D’entrée de jeu l’on assiste à une véritable scène de dojo où tantôt certains s’attribuent des compétences excessives, tantôt c’est la filtration des informations classées secrets d’Etat soit par le jeu de publication des documents, vidéos, images, audio officielles. On se croyait dans une jungle ou dans une scène de théâtre.

Le procès 100 jours a été révélateur de certain pratiques au sein de la présidence dont on peut citer le cas d’un Conseiller spécial aux infrastructures se serait donné l’outrecuidance de  convoquer un Ministre des travaux publics en exercice, une pratique anarchique qui va à l’encontre des règles de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement. Que dire de l’Assistant Logistique à la Présidence Monsieur Jean Paul Mulumba Mutekemena qui s’est permis de nommer un Directeur des opérations de l’aviation présidentielle pourtant nommé jadis par une Ordonnance présidentielle datant de 2015. Des cas qui illustrent de l’imbroglio et le rififi au sein du Cabinet du Président de la République, Que dire en outre, des cas un Directeur de communication du Premier Ministre se donnant la liberté à deux reprise d’écrire un communiqué attentatoire à l’honneur du Président de la République sous le mandat du Premier Ministre et publier aux réseaux sociaux.

Le récent cas en date de ce Samedi 25 Juillet dernier où Trois membres de la presse présidentielle ont été mis en garde à vue par le Conseil national de sécurité, soupçonnés d’avoir fait fuiter le dernier discours du Chef de l’Etat sur la levée de l’état d’urgence, y compris le Directeur Adjoint de la presse présidentiel qui s’est vu confisqué ses téléphones pour des raisons d’enquête. Cité par Actualité.cd, à en croire la même source, un audio d’une minute aurait été partagé sur les réseaux sociaux quelques minutes avant la diffusion du discours de Felix Tshisekedi.

Que faudrait-on faire pour palier à cette pratique qui plonge la République dans un recul sans précèdent ? Une formation de renforcement des capacités au moment de recrutement des membres des cabinets politiques s’impose. L’encadrement juridique de l’entrée en fonctions des membres des Cabinets politiques devra répondre aux questions de savoir : qui est recruté ou qui doit être recruté dans un cabinet politique ?, Combien de personnes y sont recrutées ? Cette réforme marquera un progrès notable quant à la transparence et l’objectivité des nominations, mais aussi quant à la moralité ou à la probité du choix des personnes appelées en cabinet.  Le Président de la République Felix Tshisekedi doit s’imposer afin de soigner l’image de la République à cet effet. De la matière pour le Conseil des Ministres.

Un pouvoir discrétionnaire de nomination des membres d’un Cabinet politique doit répondre au principe de l’objectivité, en dépit du fait que ces derniers constituent des pièces essentielles du fonctionnement des institutions : ils forment dans les faits le maillon incontournable reliant le politique et l’administratif.

Au Président de la République et au Gouvernement que reviennent la charge de reformer cette manche de la vie publique en dotant  à la République d’une batterie d’Hommes et Femmes compétents, instruits, loyaux, intègres, honnêtes et intellectuels et respectueux des principes administratifs de réserve, de retenu, de délicatesse etc.

KOLIKITE Mobali ya Tembe

(60 ans après, Un Congo Nouveau)

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