Tshisekedi
(Photo by Luis TATO / AFP)

L’IRDH à Fatshi : « Vider les recommandations de l’accord de la Saint Sylvestre »

C’est l’une des priorités de l’Institut de Recherche en Droits Humains (IRDH) à Felix-Antoine Tshisekedi (Fatshi), Président élu de la République Démocratique du Congo à l’issu de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018. Cela, en vue de permettre au peuple de vivre véritablement une alternance source d’un état de droit et démocratique.

Dans un communiqué, les chercheurs de l’IRDH applaudissent le peuple congolais pour avoir réussi à imposer l’alternance politique pacifique au sommet de l’Etat. De ce fait, ils félicitent le nouveau Président élu, qui cinq recommandations lui sont adressées.

En rapport avec la réconciliation nationale, l’IRDH demande à Fatshi de vider les recommandations de l’Accord de la Saint Sylvestre, de décembre 2016, restées en souffrance. Il s’agit en l’occurrence de la libération des prisonniers politiques encore en détention, et de mettre fin aux poursuites judiciaires politiquement motivées ainsi que de faciliter le retour des personnes contraintes à l’exil, pour leurs opinions.

Par rapport à la paix et la sécurité, le garant de la nation devra renforcer les dispositifs permettant de mettre hors d’état de nuire des groupes armés dans la partie orientale du pays ainsi que des milices auteurs des conflits interethniques.

Au pouvoir Exécutif, il lui est prié de refléter l’effectivité de l’alternance. Car, la nomination des nouvelles personnalités symboliserait la rupture avec des pratiques d’abus de pouvoir, violations des droits humains, répressions des libertés publiques, détournements des deniers publics, mensonges d’Etat et autres freins à l’édification de la démocratie et de l’Etat de droit.

Quant au pouvoir judiciaire, l’IRDH   voudrait que Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), les Cours et Tribunaux, le Barreau National ainsi que les Barreaux près les Cours d’Appel participent à contraindre effectivement les gestionnaires de la chose publique à rendre compte, dans le respect des lois de la République. Dans un Etat de droit, seules les lois s’imposent.

Cela, alors que les deux chambres sont interdites de trancher de repli stratégique ni de refuge des dirigeants déchus par le peuple. Ainsi, celui qui a un dossier judiciaire devrait-il répondre de ses actes criminels.

Il faut signaler que sauf imprévu, c’est jeudi 24 janvier 2019 que Fatshi, le nouveau président de la République élu prendra le bâton de commande pour succéder à Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001.

Judith Asina

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