Félix Tshisekedi

Quand Fatshi béton devient Fatshi bâton (Tribune de l’Analyste Serge Gontcho)

Le vice-premier ministre et ministre de la Justice Célestin Tunda ya Kasende vient de sentir le souffle de l’État de droit. Ça s’approche dangereusement. Sale temps pour les habitués à l’impunité. Cela a commencé par le Directeur du Cabinet du Chef de l’État lui-même.

Les FCC, toujours en retard de décryptage des signes du temps, ont pensé qu’ils existent encore, qu’ils peuvent toujours narguer, insulter le Chef de l’État, passer outre son autorité.

Après sa comparution manu militari hier devant la Cour de cassation, Célestin Tunda s’est livré à un petit exercice d’autosuggestion devant un petit groupe des siens, aux côtés d’un Shadary (Coup pour coup) impuissant, s’en remettant à Ye Meyi (l’ex-Chef de l’État et Sénateur à vie Joseph Kabila) qui lui aurait donné un coup de fil pour le rassurer. C’est tout ce qu’il pourra faire : donner des coups de fil sans suite.

De son côté, Le Premier ministre, FCC comme Célestin Tunda, a convoqué une réunion d’urgence du Gouvernement au terme de laquelle son porte-parole (et non celui du Gouvernement) a lu un communiqué demandant au Chef de l’État de sanctionner les magistrats qui ont interpellé Célestin Tunda. C’est tout ce qu’il peut faire, le pauvre Ilunga Ilunkamba, et on peut être certain qu’il le fait pour pas qu’on l’accuse de n’avoir rien fait.

On s’attendait à ce que Sylvestre Ilunga Ilunkamba annonce la démission de tous ses ministres. Shadary Coup pour coup a demandé qu’on lui dise clairement si on ne veut plus de la coalition. Mais on va vous le dire en quelle langue ?

Pourquoi voulez-vous ressembler à cette dame là, baboyi ye, au lieu de comprendre et partir, elle continue à passer son temps sous le lidamin. Pour nous (le peuple – 500 apparatchiks FCC), entre coalition avec des ministres indisciplinés et cohabitation avec État de droit, il n’y a pas match.

Le vent a tourné, Papa. Zibula mesu. Fatshi Béton c’était pour les travaux de 100 jours, pour construire des routes en béton, malgré les jaloux qui ont détourné ; maintenant c’est Fatshi Bâton, pour l’État de droit.

A bon entendeur, salut !

Serge Gontcho di Spiritu Santu (+243 81 27 22 490)
En mode Légitime Violence

Avez-vous aimé l'article? Partagez et Laissez votre commentaire