Le Bureau de coordination de la société civile (BCSC/Sud-Kivu) a scruté l’accord de Washington, une année après sa signature, le 27 juin 2025. Il encourage la médiation à s’appesantir de sur la question des FDLR et au gouvernement congolais de revoir son engagement de neutralisation et de tirer cette question au clair en mettant à profit les différents rapports de la Monusco.
Dans un communiqué, la société civile se demande si la RDC n’aurait-elle pas commis une grosse erreur de s’engager à neutraliser les FDLR supposés se retrouver, 27 ans après l’accord de LUSAKA, dans les zones occupées actuellement par l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M23 : au nord Kivu depuis novembre 2021 et au Sud Kivu depuis février 2025.
‘’Les véritables FDLR ne sont-ils pas les minerais extraits au prix du sang des congolais et vendus en chine, en Europe et même aux USA ?’’, renchérit-elle.
Raison pour laquelle, le BCSC salue les différentes sanctions qui ont touché les entreprises et raffineries qui s’enrichissent des minerais au prix du sang des congolais.
‘’Le non-respect des engagements, notamment le retrait des troupes rwandaises et des éléments de l’AFC/M23 prévu dans un délai de 90 jours de l’accord de Washington, constitue une rupture de confiance et fait peser une menace directe sur les populations civiles de la partie Est du pays qui enregistrent chaque jour des morts, des femmes et filles violées, une économie anéantie et une crise humanitaire indescriptible’’, signale la société civile.
Par ailleurs, la société civile signale les affrontements du 27 juin 2026, jour de l’anniversaire de l’accord de paix de Washington, où d’intenses affrontements ont éclaté depuis 5h du matin sur l’axe Numbi-Cambombo dans le groupement de Buzi en territoire de Kalehe. C’était entre FARDC et M23.
Elle rappelle ainsi aux uns et aux autres que chaque violation de l’accord ce sont des vies des congolais en danger. Un accord de paix ne vaut que s’il est respecté, appliqué. Et que voir bafouer cet accord fragilise tout le processus.
C’est pourquoi elle encourage la médiation à s’appesantir sur la question des FDLR et au gouvernement congolais de revoir son engagement de neutralisation et de tirer cette question au clair. Ce, en mettant à profit les différents rapports de la Monusco sur la question car le peuple congolais ne continuera pas de souffrir indéfiniment de cette question pour n’avoir pas participé au génocide de 1994.
José Mafuta
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