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Taxe sur le téléphone : « Le peuple d'abord » devient utopique en RDC

Taxe sur le téléphone : « Le peuple d’abord » devient utopique en RDC

Le monde entier est frappé par la maladie à Coronavirus. Ce qui entraine une crise économique comparable à l’après-guerre mondiale. En République démocratique du Congo, pays de Felix Tshisekedi, le taux d’inflation ne cesse de grimper.

Sans trouver une solution adaptée à la situation, le Gouvernement a décidé d’une taxe sur les téléphones cellulaires. Une charge qui vient rejoindre la taxe des accises sur l’Internet, longtemps décriée par la population et des organisations citoyenne.

La loi n° 20/005 du 9 mars 2020 publiée au journal officiel fixe les modalités de paiement des prestations de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPTC). Ce qui vient instaurer une nouvelle taxe selon la marque des téléphones. Les frais varient de 1$ sur les 2G contre 7$ sur pour les 3G et 4G. Une taxe considérée comme de plus par la population congolaise.

En période de crise, quid du slogan « le peuple d’abord »

« Le peuple d’abord », ne serait-ce qu’un simple slogan ? C’est en ces termes que s’interroge la population congolaise qui se dit victime une fois de plus de dirigeants.

Pourtant, ce slogan a accompagné la campagne électorale du président Félix Tshisekedi. Ce qui est d’ailleurs, le résumé de toute son idéologie de la gestion du pays. Une idéologie centrée sur l’amélioration de la vie des congolais sur tous les plans semble être une utopie.

La question qui se pose est de savoir :

‘’Comment un peuple qui peine à se nourrir ; ou payer du crédit pour son téléphone peut se retrouver avec une autre taxe de plus sur son dos ?’’.

Déjà, des organisations se sont soulevées pour s’insurger avec force contre cette taxe torturante et inopportune.

Quid du hub technologique ?

Le chef de l’État a manifesté la volonté de faire de la RDC un hub technologique en Afrique centrale. Des observateurs craignent que cette taxe ralentisse cette démarche. Car disent des Congolais :

‘’Nous préférons ne plus avoir de téléphone ou en faire des MP3. Cela, au lieu de payer cette taxe de Kibasa qui ne servira à rien pour le pays’’.

En cette période de crise sanitaire due au Covid-19, ce n’est pas d’une nouvelle taxe qu’a besoin le peuple. Mais la matérialisation du slogan « le peuple d’abord » pour sortir ce dernier du fond du gouffre. Car le trou où il se retrouve semble être très profond et les dirigeants devraient s’y pencher.

Judith Asina

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