Université de Kikwit

Université de Kikwit : la mégestion et le Clientélisme instaurés en mode de gestion, professeur Manzanza l’homme à abattre !

Un climat malsain règne, depuis un temps, à l’université de Kikwit dans la province de Kwilu. Alors que cette université a failli être fermée, comme beaucoup d’autres, par le ministère de tutelle pour sa non viabilité, le comité de gestion de l’Unikik ne semble pas préoccupé à relever ce défi. Ayant instauré la megestion et le clientélisme en mode de gestion, le comité Masens s’emploie à étouffer toute voix discordante et anéantir toute initiative visant à redorer l’image de cette grande institution, la première de la province mais qui se trouve dans un état qui laisse à désirer.

En effet, depuis l’existence de cette Université, plusieurs Facultés n’ont pas de bâtiments et les professeurs n’ont pas de bureaux : « L’université dispose, pour chaque Faculté, juste d’un petit bureau comme un studio qui sert d’espace de travail, non seulement pour le Doyen et les deux Vice-Doyens de la Faculté, mais aussi et surtout pour le secrétaire académique facultaire, le comptable et l’opérateur de saisie. C’est sous le manguier de l’Université, appelé forum, que certains professeurs reçoivent leurs étudiants, pour ceux qui sont véhiculés, c’est dans leurs voitures et tant d’autres les reçoivent au restaurant de fortune », rapporte une source.

Devant cette impasse, explique-t-elle, le Doyen de la Faculté de droit, avec le soutien du personnel permanent de la Faculté en général et des membres du Conseil de Faculté en particulier, a initié les travaux de construction pour doter cette Faculté d’un bâtiment administratif devant abriter les services de base, notamment les bureaux des autorités décanales et des enseignants, la salle des réunions, la bibliothèque et les salles de lecture ainsi que les installations sanitaires.

« Ce Doyen a lancé les travaux de construction de cet ouvrage avec les moyens propres, étant donné que le Comité de gestion qui, chaque année, perçoit à titre des frais connexes liés à l’effort de construction ou de réhabilitation semble ne pas se préoccuper de ce problème de manque d’infrastructures appropriées. Et, soucieux du développement de leur Faculté, les membres du bureau facultaire dirigé par le professeur Yves-Junior Manzanza ont décidé d’affecter une partie des frais perçus et dus à la Faculté aux travaux de construction de leur bâtiment administratif qui, du reste, s’il est réalisé, demeurera dans le patrimoine de l’université de Kikwit et non des initiateurs du projet », rapporte notre source.

L’homme à abattre !

La volonté exprimée du Professeur Manzanza a créée de la convoitise du comité de gestion qui demande 50% de la somme perçue sur les frais des dépôts des TFC, mémoires et rapports de stage et 18% de la somme perçue sur les frais d’enrôlement à chaque session. Ce que le professeur MANZANZA refuse, estimant que le fait pour son bureau facultaire et pour ses autres collègues doyens d’avoir accordé dans le passé ces avantages aux membres du Comité de gestion ne l’oblige pas à continuer de tolérer cette pratique. « Tant que je suis doyen, je veux utiliser cet argent pour doter la faculté d’un bâtiment autonome » avait-il lâché apprend-t-on.

C’est dans ce contexte que le Doyen de la Faculté de droit se trouve limogé. Pour orchestrer le désordre, le Recteur, qui est lui-même un professeur visiteur, nomme un autre professeur visiteur comme Doyen d’une Faculté qui compte à ce jour plus de 10 professeurs à temps plein.
Conséquence, la tension monte à l’UNIKIK. Les professeurs tout comme les étudiants montent au créneau et fustigent la violation notoire des textes de l’ESU et invitent le Ministre de tutelle à mettre hors d’état de nuire le comité MASENS et ILAKA, tous professeurs visiteurs qui préfèrent, selon nos sources, corrompre à Kinshasa pour être maintenus en lieu et place de doter l’université des bâtiments adéquats et d’entreprendre des projets de développement de l’université comme on le voit dans certains autres établissements.

PM

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