mardi, 12 décembre 2017
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Affaire esclaves. Pour la DCDHE : L’UA doit chasser la Lybie

Affaire esclaves. Pour la DCDHE : L’UA doit chasser la Lybie

La situation des esclaves noirs en Lybie, diffusée par la chaîne américaine CNN fait jaser. La Dynamique Chrétienne pour la Défense des Droits Humains et de l’Environnement (DCDHE), une organisation congolaise qualifie cet acte de crime de honte qu’il faut arrêter de justifier.

Dans une déclaration rendue publique hier, lundi 20 novembre 2017, la DCDHE condamne la pratique de l’esclavage des êtres humains en Lybie. Car, il s’agit d’un crime contre l’humanité malgré tous les instruments juridiques internationaux qui condamnent l’esclavagisme.

Aussi, cette structure condamne-t-elle les multiples interventions qui vont dans le sens de justifier ce crime de honte, voire déconcentrer l’attention en voulant diversifier les coupables. Allusion faite ici à l’exemple de la pauvreté des jeunes africains suite à la dictature et à la mauvaise gouvernance des présidents africains. Alors qu’il existe plusieurs libyens réfugiés à l’étranger sans être vendu. « Pourquoi la Bible retient la sanction de Dieu contre Pharaon qui a fait les israélites qui sont blancs, ses esclaves ; par contre, Dieu ne reprocha rien à Abraham et son épouse Sara qui ont violé sexuellement notre sœur noire d’Egypte Agar, jusqu’à lui faire un enfant Ismaël et la chassèrent au désert avec son fils ? N’est-ce pas là un verset intentionnel pour justifier spirituellement l’esclavage des noirs », appuient ceux qui défendent cette pratique.

En réponse, la DCDHE rappelle qu’à l’époque des traites des noirs et de la colonisation, l’Afrique n’avait pas des présidents dictateurs. Mais c’est le capitalisme immoral de l’occident qui l’a poussé à exercer ces crimes au nom de la convoitise des mains d’œuvres après un génocide ignoré des indiens d’Amérique. Un acte soutenu par le décret du Roi Louis IV qui disposa que les noirs sont les meubles et sont marchandables. Par ailleurs, l’acte papal de Pape Nicolas V qui encouragea la traite des noirs en affirmant que l’esclavage des noirs n’est pas un péché, puisque malgré la ressemblance, les nègres ne sont pas humains.

Des recommandations aiguës

De ce fait, la DCDHE recommande au Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) d’ouvrir les enquêtes sur ces crimes en Lybie car ses autorités doivent répondre de ces crimes soit par omission soit comme auteur intellectuel conforment à l’article 25 de Statuts de Rome.

A l’Union Africaine, de qualifier la Lybie d’un Etat voyou et de la chasser de l’Organisation en demandant à tous les Etats membres de couper la relation diplomatique avec elle. La Confédération africaine de Football quant à elle, est appelé à suspendre la participation de la fédération libyenne comme ce fut le cas de l’Afrique du Sud pendant l’Apartheid.

Judith Asina