Palais de la Justice RDC
Vue du Palais de Justice à Kinshasa le 03/11/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

FOCDP sur journée mondiale de la justice en RDC : « Des acteurs de crimes s’emploient à effacer les preuves et à faire taire les témoins et les Organisations de la Société civile »

A l’occasion de la journée internationale de la justice célébrée le 17 juillet de chaque année, la Fondation Congolaise Fondation pour la Promotion des Droits humains et la Paix (FOCDP) regrette que des acteurs de crimes s’emploient à effacer les preuves et à faire taire les témoins et les Organisations de la Société civile ».

Dans un message FOCDP renseigne que des milliers de personnes sont massacrées, torturées, contraintes aux déplacements forcés, des milliers de femmes sont violées, des enfants enrôlés de force dans les rangs des forces combattantes, des destructions méchantes des patrimoines culturel et écologiques, des villages entiers rasés notamment dans les province du Nord-Kivu, au Sud-Kivu, en Ituri, au Katanga et Bas – Uele. Bref, les droits des victimes sont restreints. Manifester est devenu un risque. Et parler est devenu dangereux.

Et pendant ce temps, dit cette organisation, des acteurs de crimes s’emploient à effacer les preuves et à faire taire les témoins et les Organisations de la Société civile. Ils veulent imposer l’éternel empire de l’impunité.

Cependant aujourd’hui, la CPI est attaquée politiquement et financièrement. Certains décideurs planétaires, opérateurs et seigneurs de guerre veulent la démanteler.

‘’S’attaquer à la mission apostolique de la justice, est la pure forme de persécution contemporaine, non seulement des personnes visées pour leur travail, mais, surtout des victimes dont leur aspiration profonde réside en l’action judiciaire’’, déclare Me André Pax Masimango, Président exécutif de la FOCDP.

L’organisation dit ainsi non à l’impunité et au démantèlement de la Cour Pénale Internationale. Elle appelle la Commission Européenne d’activer le Statut de blocage pour protéger la CPI contre les sanctions illégales.

Aux États parties au Statut de Rome, FOCDP demande de rester unis et renforcer leur coopération ainsi que leurs financements de la justice pénale internationale.
FOCDP souligne en outre que la justice n’est pas un luxe. C’est une condition de paix. Car sans justice, les victimes meurent deux fois.

José Mafuta

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