Archidiocèse de Bukavu : après Messeigneurs Munzihirwa et Kataliko, Mgr Maroy, un archevêque de la honte, mercantile et narcissique

Archidiocèse de Bukavu : Après Messeigneurs Munzihirwa et Kataliko, Mgr Maroy, un archevêque de la honte, mercantile et narcissique (Bisimwa Namujimbo, Chrétien catholique)

Depuis la nuit de temps l’Eglise reste la seule institution sociale qui n’accepte pas la démocratie et la libre expression comme mode de vie à son sein entre les membres pourtant comme ils le disent assez souvent, c’est une église-famille. Une famille au sein de laquelle les membres n’ont pas droit de laver leurs linges sales, se dire la vérité constructive et réparatrice. Dire à chacun combien ses gaucheries portent déshonneur et humiliation à toute la famille ? Même si une telle démarche est biblique, aucun chrétien n’oserait voir un évêque et lui dire ses erreurs en face sans crainte pour sa vie et à la limite, l’excommunication et l’antipathie des autres chrétiens à cause de la diabolisation et de la manipulation qui découleraient d’une telle démarche.

Archidiocèse de Bukavu : après Messeigneurs Munzihirwa et Kataliko, Mgr Maroy, un archevêque de la honte, mercantile et narcissique

Mais faut-il éviter la généralisation, distinguer et séparer l’église corps du Christ de certains de ses animateurs devenus méconnaissables dans la relation entre ce qu’ils sont sensés spirituellement et socialement être, vivre et faire avec et pour les chrétiens et les offres du monde. Avec une maladresse honteuse, beaucoup de pasteurs sont devenus des serviteurs de l’argent, du pouvoir politique et du plaisir mondain contre toute éthique morale, spirituelle et théologique. Alors ils s’étonnent que l’Eglise soit durement critiquée…
Ce qui se passe à Bukavu avec monseigneur Maroyi Rusengo Xavier est simplement déplaisant et pose véritablement les limites du régime disciplinaire dans l’Eglise catholique envers certains prélats même quand les chrétiens n’en peuvent plus. En effet, depuis son sacre comme évêque à la tête de cet archidiocèse, il a accumulé des faits socialement indignes de son rang et de ses responsabilités. Des problèmes dans son clergé, des positionnements mercantilistes derrières les hommes politiques surtout du régime de Joseph KABILA, le principal artisan félidé de la destruction systématique de ce pays, etc.

« Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, qui n’est pas le berger, et à qui les brebis n’appartiennent pas, voit venir le loup, abandonne les brebis et prend fuite… » Jean 10 :11-13.

Le canon 383 §1 exige à l’évêque de manifester une sollicitude pastorale envers les fidèles de son diocèse. Le comportement de monseigneur Maroyi avec les hommes du pouvoir du régime de Joseph Kabila et aujourd’hui avec la rébellion du M23 ceux-là même qui massacrent les chrétiens et ont tué Munzihirwa et Emmanuel Kataliko sous ses yeux, ceux-là qui pillent systématiquement le pays et appauvri les survivants est loin de la sollicitude. Cela ressemble à la trahison des brebis par leur berger. Flagorner avec des responsables du groupe terroriste M23 est une marque de soutien et de légitimation de tout le mal qu’ils commettent contre les populations congolaises et moralement condamnable voire incompatible avec la mission d’un évêque et avec l’enseignement de l’Eglise catholique.

Pendant deux semaines, l’Archevêque a fait passer des communiqués invitant les chrétiens à participer à la messe qu’il dirait le 30 juin 2026 passé à la paroisse saint Pierre Claver de Nguba, ce qui était normal mais le mal c’est qu’entre-temps, il avait invité officiellement dans la même messe, tous les responsables de l’AFC/M23 de Goma à de Bukavu alors qu’il sait bien que ses chrétiens ne digèrent absolument pas ce mouvement qui les tue et leur rend la vie intenable.

Était-elle une messe d’action de grâce, un temps de communication avec Dieu ou simplement un lieu de mémoire des douleurs subis, des tragédies vécues et des peines encourues en voyant les bourreaux du peuple (tout le staff de l’AFC/M23) dans cette église saint Pierre Claver ? Les militaires rwandais placés à toutes les entrées de l’église ont forcé les chrétiens qui ne supportaient pas vivre cette situation à rester dans l’église au motif, selon ces militaires, que quiconque sortait, mettait la sécurité de leurs chefs présents dans la messe en danger, oubliant que leur présence était déjà un danger pour ces chrétiens pris au dépourvu par leur évêque.

Qui pouvait le croire, quand bien même les bruits circulaient autour de lui, que la nuit il mangeait avec les criminels et le jour il dit la messe ?

Certaines personnes affirment qu’en 2025, Mgr Maroyi aurait offert des vaches aux officiers du M23 à sa résidence privée se trouvant à Mugogo dans la chefferie de Ngweshe. L’histoire n’a jamais connu un berger qui encense les loups mangeurs de ses brebis. Malheur pour les ces brebis…
Nulle ne pouvait imaginer que fort de tous les malheurs que subissent ses chrétiens, le remplaçant canonique et collaborateur direct de Mgr MUNZIHIRWA, KATALIKO et de Charles MBOGHA ; ancien curé de la paroisse la plus résistante contre la rébellion du RCD/Goma géniteur du M23, dissimule aujourd’hui un soutien aux tueurs de ses prédécesseurs ? A-t-il peur de mourir aussi ? Pourquoi n’avait-il pas peur à l’époque du RCD d’Azarias Ruberwa, Bizimana Karahamuheto (alias Bizima Karaha) et compagnie quand il fut curé à Kadutu ? Jésus avait bien averti ses disciples ? « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous (…) S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi. » Jean 15 :18-20. A propos on peut aussi lire Mathieu 10 :16-22 et Jean 16 : 1-4.

Entre Maroyi ancien curé de la paroisse saint François de Kadutu à l’époque de la rébellion du RCD/Goma et Maroyi archevêque de Bukavu sous le M23, c’est le jour et la nuit pourtant sa mission de berger est restée la même, elle a seulement grandi. Son rôle de prophète de la vérité comme Moise devant Pharaon devait aussi grandir dans le même sens, à l’exemple de Mgr Munzihirwa, Mgr Kataliko, feu Cardinal Laurent Mosengo (tous d’heureuse mémoire), Mgr Melchisedek SIKULI actuel évêque de Butembo, le Cardinal AMBOGO, actuel archevêque de Kinshasa.

Archidiocèse de Bukavu : après Messeigneurs Munzihirwa et Kataliko, Mgr Maroy, un archevêque de la honte, mercantile et narcissique

Le temps change et change-les gens. Autre temps, autre mœurs. Si certains responsables religieux oubliennent cette évidence, ils risquent de se payer des considérations vulgaires. Confondre les époques et les générations est une erreur anachronique pour les hommes de l’église qui, à cause de leur turpitude ont perdu, sans se rendre compte, toute l’estime et les vénérations sociales qu’ils recevaient de nos grands-parents et parents il y a trente, soixante ans.

Aujourd’hui c’est une autre génération qui désacralise tout et à qui le symbolisme ne dit quasiment plus rien. Nous traversons une époque qui intègre et impose l’accountability, la redevabilité même en famille. Les enfants ne s’empêchent plus aujourd’hui de recadrer leurs propres parents qu’ils ne pouvaient ni n’osaient pas regarder dans les yeux il y a quelques années. A fortiori, un pasteur, évêque ou prêtre soit-il, qui chercherait à profiter de sa position et de la précarité des chrétiens pour s’enrichir et se positionner contre la dignité, la sécurité et l’histoire d’un peuple dont il fait partie.

Face aux envoyés du Rwanda qui martyrise et ensanglante le Kivu depuis plus de trente ans, toute autorité, n’importe, devrait se raviser et contrôler ses agissements pour ne pas léser la sensibilité du peuple et abuser de sa résilience. Beaucoup d’exemples de la Bible soutiennent cette idée.

Le diable n’a pas d’amis. Les hommes de l’Eglise attachés à l’argent et aux femmes, ouvrent de plus en plus les portes aux lions contre leurs chrétiens. Et le Rwanda sait bien rendre ces services. La femme, l’argent et la ruse relèvent historiquement de la stratégie de conquête et de domination.

Tout le monde le sait, Mgr Maroyi est redevable envers Joseph Kabila depuis qu’il est devenu évêque. Il lui est difficile de prendre une distance car ce prélat aime l’argent. Les politiciens ainsi que certains de ses prêtres le disent avec conviction et sans détour. Alors, comment peut-il ne pas collaborer intelligemment avec ces tueurs en série des chrétiens, des prêtres, des sœurs, des évêques, des enfants et des femmes ? Qui peut et n’empêche, pèche.

« Errare humanum est, perseverare diabolicum », l’erreur est humaine mais persévérer dans l’erreur est diabolique. Pour les quelques années qui lui restent avant sa retraite, Mgr Maroy devrait faire attention pour ne pas subir le rejet populaire comme son collègue, monseigneur Jérôme Gapangwa Nteziryayo, de triste mémoire, ancien évêque du diocèse d’Uvira qui avait choisi de jouer pleinement la politique ethniciste, sanguinaire et de conquête du tutsi power dans la région de grands lacs africains contre ses propres chrétiens. Par ses attitudes qui n’honorent pas Mgrs Munzihirwa, Kataliko et Mbongha, Mgr Maroyi n’engage en rien les chrétiens et les populations du Kivu entier que ces trois estimés évêques ont protégé, défendus et guidés dans la voie de l’honneur et de la dignité sans trahir la Bible.

C’est pourquoi, la population du Sud-Kivu, guidée par l’honneur et la dignité de Mgrs Mulindwa, Mulindwa, Kataliko et Charles Mbogha ; dénonce ce comportement irresponsable de Maroyi Rusengo Xavier, archevêque métropolitain de la province ecclésiastique du Kivu. Et demande à la hiérarchie de l’Eglise catholique de prendre des dispositions utiles. Il tue la résistance populaire au profit de nos agresseurs. Sous son règne, l’Eglise catholique de Bukavu perd son image et son honneur.

« Si le ciel m’accordait, ne serait-ce qu’un instant, le pouvoir de réveiller les morts, j’irais chercher Mgr Christophe Munzihirwa et Mgr Emmanuel Kataliko. Je leur dirais : Venez. Revenez contempler l’Eglise que vous avez servi jusqu’au sacrifice. Revenez entendre les silences qui résonnent là où votre voix tonnait pour les sans-voix. Revenez voir comment le sang de votre peuple continue d’interroger les consciences dans une indifférence criante des évêques qui sont venus après vous. Revenez voir comment vos successeurs sont devenus proches des bourreaux de votre peuple. »

L’histoire ne retient pas seulement les paroles. Elle retient aussi les silences, l’implication des uns et des autres, le renoncement et le courage. Et, elle finit toujours par rendre à chacun la place que ses actes lui auront méritée.

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