Denis Mukwege

Ressources naturelles et la paix : Denis Mukwege prône un cadre qui inscrit la justice comme objectif fondamental de la gouvernance minière

La République démocratique du Congo a présidé lundi 13 juillet 2026, au Conseil de sécurité des Nations Unies, une réunion spéciale sur les ressources naturelles et la paix. saisissant cette occasion, Denis Mukwege brandit la note de la fondation Panzi publiée en amont de cette discussion, qui recommande de placer la justice au cœur même de la gouvernance des ressources naturelles.

Dans cette note, le prix Nobel de la paix déclare que ‘’notre plus grand héritage ne sera pas les minéraux que nous extrayons, mais la société que nous bâtissons grâce à eux’’.

Pour lui, la communauté internationale ne manque ni de principes ni de cadres pertinents pour la gouvernance des ressources naturelles. En outre, la reconnaissance de l’importance de la justice est établie. Ce qui fait défaut, c’est une architecture de gouvernance cohérente, capable d’intégrer ces principes dans un système qui s’attaque aux moteurs historiques, politiques et économiques de l’inégalité inhérents à l’extraction minière.
Trop souvent, dit cette note, les cadres existants traitent les conséquences des défaillances de gouvernance comme des risques ou des externalités isolés. Plutôt que de s’attaquer aux conditions structurelles qui les produisent et les perpétuent.

‘’Combler cette lacune normative exige donc de dépasser un cadre principalement axé sur l’identification et l’atténuation des risques, pour aller vers un cadre qui inscrit la justice comme objectif fondamental de la gouvernance minière’’, peut-on lire dans cette note.

Ce qui suppose non seulement de prévenir les préjudices, mais aussi de veiller à ce que les systèmes de gouvernance soient conçus pour produire des résultats équitables, renforcer la redevabilité et créer une valeur durable pour les populations et les environnements dont dépend le développement minier.

Pour la Fondation Panzi, c’est là que doit commencer l’évaluation de la lacune normative.

José Mafuta

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