Muhindo Nzangi

ESU/Le service de communication éclaire: Les 70% exigés aux candidats en faculté de médecine concernent les diplômés d’Etat des options non scientifiques

Le service de Communication du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) a éclairé l’opinion sur l’arrêté du ministre Muhindo Nzangi fixant les conditions de recrutement des étudiants en premier graduat ou première licence LMD en faculté de médecine. Il précise que les 70% exigés pour être éligibles au test concernent les diplômés de toutes les options, hormis ceux de Biochimie et Math-physique.

La précision est tombée vingt-quatre heures après de vives réactions au sein de l’opinion publique, relatives à l’inscription en faculté de médecine. Nombre de gens ont vu d’un mauvais oeil le fait pour le ministre Muhindo Nzangi, de « tabler sur les résultats obtenus en ayant comme indicateur principal, l’épreuve nationale avec les 70 % comme critère d’éligibilité au concours pour toutes les options » . Étant donné, qu’il y a à boire et à manger sur cette matière, l’Exetat ayant perdu sa vraie valeur depuis plusieurs années.

LES DIPLÔMÉS DES HUMANITÉS SCIENTIFIQUES, DES PRIVILÉGIÉS

La faculté de médecine ne sera plus une affaire de tous. Désormais pour passer le test dans quelques universités retenues sur l’ensemble du territoire national, il faudrait un critérium bien défini. L’inscription est ouverte à tous les candidats des options bio-chimie et math-physique, quels que soient les pourcentages obtenus. Mais s’agissant d’autres options, le seuil requis est d’au moins 70%.

C’est donc un toilettage en amont du fichier qui sera suivi d’un test d’admission en aval auquel les postulants seront soumis pour un cursus universitaire de sept ans, en vue de devenir médecin généraliste.

La plupart des élèves qui optent pour la chimie-biologie et la math-physique font la médecine en général. Ce qui est normal qu’ils soient privilégiés. A l’inverse, ceux qui choisissent le latin-philo ont les yeux tournés vers le droit, le journalisme, les langues.

DES RÉFORMES COURAGEUSES

Cette mesure est consécutive aux Etats généraux de l’ESU organisés en septembre à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Elle vise entre autres à mettre un terme aux vieilles et dangereuses pratiques qui avaient élu domicile dans ce secteur. Ainsi, était-il courant de voir un diplômé d’Etat des sections autres que scientifiques embrasser des études de médecine.

Muhindo Nzangi a décidé de lancer des réformes dans son secteur, en optant notamment pour la fermeture de plusieurs facultés de médecine. De même pour la création des auditoires délocalisés, sous tutelle des universités déclarées viables.

C’est, en tout, neuf universités qui ont été retenues sur l’étendue du territoire national pour fonctionner comme des auditoires délocalisés, sous tutelle des universités déclarées viables, à savoir : l’Université de Kinshasa (UNIKIN), l’Université de Lubumbashi (UNILU), l’Université de Kisangani (UNIKIS), l’Université officielle de Mbuji-Mayi (UOM).

Gloire BATOMENE

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