les jeunes leaders Congolais outillés sur les instruments juridiques africains
Sous la houlette de l'UA et pendant deux jours, les jeunes leaders Congolais outillés sur les instruments juridiques africains, les questions de droits humains, le genre et la prévention des conflits/Centre Elaïs

UA/Atelier de Formation : Les jeunes leaders s’approprient les instruments juridiques africains et tiennent à sa vulgarisation

Les jeunes leaders se sont appropriés les instruments juridiques internationaux en l’occurrence africains et se sont engagés à les vulgariser, en faire les plaidoyer afin que les décideurs puissent les ratifier. C’était à l’issue de l’atelier de formation de deux jours relatif aux instruments africains de promotion et de protection des droits de l’homme, du genre et sur la prévention des conflits, organisé par l’Union Africaine au travers son département Paix et Sécurité, du jeudi 26 au vendredi 27 décembre à Kinshasa.

Le beau cadre du cercle Elaïs de la commune de la Gombe a connu pendant deux jours des moments très riches en émotion et d’échanges entre les différents experts des notions de droits de l’homme, des violences sexuelles et les jeunes venus de tous les coins de la capitale.

Les participants à l'atelier de formation ont eu le coeur à l'ouvrage à l'image du docteur Joël Mabunda
Les participants à l’atelier de formation ont eu le coeur à l’ouvrage à l’image du docteur Joël Mabunda/ Hôpital général de référence de Kintambo et David Kayeye, avocat à la Cour d’appel/Gombe

Le Bureau de représentation de l’Union Africaine conformément à son mandat de contribuer à disséminer les valeurs partagées et idéaux, a saisi la balle au bond la célébration des 16 jours d’activisme allant du 25 novembre ( Journée internationale de l’élimination de la violence contre les femmes) au 10 décembre (Journée internationale des droits de l’homme) pour que ce forum puisse avoir lieu.

Dans ces fructueux échanges, un accent particulier a été mis sur les droits de jeunes par le biais de la Charte africaine de la jeunesse (CAJ).

Le coordonnateur du Réseau de protection des défenseurs des droits de l’homme, victimes, témoins et professionnels des médias ( Reprodev) Henri Wembolwa, est satisfait de l’implication des jeunes qui ont interagit sans y aller avec le dos de la cuillère avec les différents intervenants orfèvres en la matière et reste optimiste pour les projections sur les activités à mener en 2020.

« C’est une formation organisée par le département Paix et Sécurité de l’ Union Africaine pour sensibiliser les jeunes pour qu’ils soient impliqués aux questions de paix et de sécurité. C’est ainsi qu’à travers cette formation il y a eu des interventions importantes sur les droits de femmes, la lutte contre les violences sexuelles. C’est une formation qui a aidé les jeunes qui sont dans des clubs universitaires, des mouvements, certains ONG pour qu’ils puissent s’approprier des instruments africains de promotion et de protection des droits de l’homme et du genre. A l’issue des travaux dans les groupes en atelier , les jeunes ont proposé des recommandations ,comptent mener des activités et ont même procédé à un engagement par rapport à tout ce qu’ils devront continuer à faire. Donc nous espérons que pendant 2020 il y aura des activités dans des universités, les écoles et à travers les médias« , a-t-il indiqué.

CHRISTELLE VUANGA ENTRE FIERTÉ ET RESPONSABILITÉ DE LA JUSTICE

La présidente de la Commission des Droits de l’ Homme de l’ Assemblée Nationale Christelle Vuanga, se dit fière de voir les jeunes outillés sur les questions délicates de droits de l’homme afin de devenir défenseurs de droits humains comme elle. Mais elle invite également la justice à jouer pleinement son rôle pour que la RDC puisse être développée.

« C’est vraiment une fierté de voir les jeunes filles et garçons s’adonner à ce métier de défenseurs des droits humains qui est au départ du bénévolat, un sacerdoce. Je suis activiste et j’ai commencé très jeune. Aujourd’hui voir des jeunes être formés ce n’est qu’un spectacle beau à voir… La justice doit savoir que c’est elle qui est au centre du développement d’un pays au cas contraire les droits civils et politiques ne seront plus respectés. Les droits sont indivisibles et interdépendants, on ne peut pas donner aux Congolais de petits droits comme s’ils étaient des muni-humains et qui ont accès à des muni droits. Ce sont des humains, il faut leur donner tous les droits possibles. L’ état actuel de notre pays nécessite qu’il y ait des jeunes engagés et il faut donc renforcer des capacités, d’apprendre pour permettre à ce qu’il y ait des jeunes avec des arguments solides. C’est vraiment un métier très difficile. Il faut être bien préparé, rôdé « , a souligné l’élue de la Funa.

Tout au long de ces deux jours de travaux, six sessions ont été organisées à raison de trois par jour. Il s’agit de notions et principes fondamentaux sur les droits de l’homme et le genre ; instruments et mécanismes africains de protection des droits de l’homme et du genre; le rôle des jeunes à la prévention et au règlement des conflits à travers la mise en oeuvre du règlement des conflits de la résolution 1325 des Nations Unies;

les droits et obligations des jeunes au regard de la Charge africaine de la Jeunesse ; la lutte contre les violences sexuelles à l’endroit des femmes à travers la mise en oeuvre des instruments de promotion et protection des droits de l’homme enfin les travaux de groupes: actions phares pour l’année 2020.

Cet atelier de formation qui avait pour objectif la lutte contre la violence à l’égard des femmes Congolaises, a connu la participation de 28 jeunes dans des domaines diversifiés dont 18 femmes.

Joël Mabunda et David Kayeye respectivement médecin à l’ Hôpital général de référence de Kintambo et avocat à la Cour d’appel/Gombe ont marqué l’auditoire par leurs interventions de haute qualité.

Plusieurs spécialistes ont apporté leur pierre à l’édifice, éclairé la lanterne dans le chef des jeunes leaders, entre autres Abdoulaye Mar et Aristide Flaubert Goungoulou Mofini, Experts en droits de l’homme et de l’ État de droit au niveau de l’UA;

Annie Kenda, Conseillère juridique au ministère du Genre, Famille et Enfant, Ghislain Phunzu du BCNUDH, Jules Mulimbi de l’ ONUFemmes, Marie-Joséphine Ntshaykolo du Centre Carter, Olivier Wala Wala du CNDH, Nicole Odia Kayembe et Rebecca Kambayi.

Gloire BATOMENE

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