Sensibilisation sur la lutte contre Ebola

RDC : Des journées villes mortes ralentissent les activités de la riposte contre Ebola à Beni

Pendant que Beni fait face à l’épidémie de la maladie à virus d’Ebola, la ville a été aussi endeuillée avec la mort d’une vingtaine des civiles lors des affrontements entre FARDC et Présumés ADF dans la nuit du samedi 22 septembre. Pour pleurer avec des familles victimes, la société civile de Beni a décrété cinq jours des villes mortes. Durant ces jours de deuil, l’équipe de riposte contre Ebola a eu du mal à travailler sur le terrain.

conférence de presse avec Dr Njoloko - Ebola
conférence de presse avec Dr Njoloko /Ebola

Dr Bathe Ndjoloko Tambwe, coordonnateur de la riposte, explique que pendant les cinq jours de deuil les différentes équipes qui interviennent dans la lutte contre la maladie à virus d’Ebola ont eu du mal à surveiller différents cas : confirmés, probables ou suspects. Au cours d’une conférence de presse qu’il a tenu ce dimanche 30 septembre 2018 à Beni, il a indiqué que le taux de couverture de suivi des contacts est passé de 98% à moins de 50% pendant les journées ville morte. « Il y a eu un ralentissement de la recherche active des cas dans les structures sanitaires et dans la communauté en raison du manque de mobilité des équipes », explique-t-il.

Le communiqué sur la situation épidémiologique dans la province du Nord-Kivu du dimanche 30 septembre 2018, rendu public par le ministère de la santé à l’issue de cette conférence de presse, indique qu’il y a eu un ralentissement des activités de surveillance aux points d’entrée et une rupture d’approvisionnement en eau à certains points. « Aucune activité de vaccination pendant trois jours et faible suivi des personnes déjà vaccinées », embraye le communiqué.

De plus en plus la population prend conscience

Ce communiqué sur d’autres difficultés que la riposte a connu durant cette période de deuil en mémoire des victimes de l’attaque de la ville de Beni dans la nuit du samedi 22 septembre. « Aucun échantillon n’a pu être prélevé ni analysé la journée du 25 septembre, non-approvisionnement en intrants et matériels de protection pour les prestataires de soins et les patients dans les structures où sont passés des cas positifs, difficulté de distribuer des kits de lavage de mains dans les écoles, et aucune activité de sensibilisation ni aucune session de soutien psychologique n’ont pu être organisées », insiste ce communiqué.

Malgré toutes ces perturbations des activités de riposte, Dr Bathe Njoloko, coordonnateur de la riposte se dit confiant car depuis un certain temps la population de la ville de Beni collabore sans problème avec les équipes de la riposte. Cette collaboration est à féliciter et à encourager. « De plus en plus de contacts s’enregistrent volontairement auprès des équipes de vaccination, des patients se présentent volontairement au CTE (Centre de traitement d’Ebola) lorsqu’ils tombent malades, et des familles endeuillées appellent les équipes d’urgence pour procéder à l’enterrement digne et sécurisé de leur proche décédé », explique-t-il, avec un sourire. Selon la même source, les cas de résistance dans la ville de Beni sont en réalité concentrés autour d’une ou deux familles qui ont causé la propagation de l’épidémie à Butembo et Tchomia. « C’est pour cela qu’il est important que toute la communauté soit impliquée pour arrêter la propagation de la maladie », interpelle-t-il.

Umbo Salama , Correspondant de Matininfos à Butembo

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