lundi, 20 août 2018
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PAM
Vue d’une consultation médicale d’un enfant souffrant de malnutrition au grand Kasaï (Ph. Tiers)

Insécurité alimentaire inacceptable : Le PAM à la recherche de 130 millions USD pour le Grand Kasaï

3,2 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire au Grand Kasaï, région centrale de la RDC qui a été secouée par le phénomène Kamwina Nsapu. Claude Jibidar, Représentant-pays du Programme Alimentaire Mondiale (PAM), qui a fait cette alerte mercredi 6 décembre 2017 au cours d’un point de presse craint que cette crise alimentaire devienne sécuritaire si rien n’est fait.

A l’en croire, une action rapide peut aider à résoudre un problème humanitaire qui s’est développé et prend une ampleur inquiétante.  Pour cause ? 1,4 millions de personnes se sont déplacés de cette région à la suite des violences qui, une fois calmées, a fait en sorte  que les gens retournent petit  à petit chez au bercail.

Le PAM et la FAO qui se concentrent sur la sécurité alimentaire, ont réalisé que la situation d’insécurité alimentaire s’est gravement détériorée au cours de cette période, entendu que c’est 3,2 millions de personnes sont dans le besoin.

Depuis septembre, l’intervention a commencé grâce à la coordination de Carlos Veloso, Coordonnateur des urgences pour le Kasaï. Une aide qui a permis de doubler le nombre de personne, puisque c’est le moment propice d’assister les déplacés à se réinstaller dans leurs villages. Il parle ici de ceux qui ont perdu trois saisons agricoles consécutives, qui si une fois retournés chez eux cultivent, n’auront pas besoin d’être assister pour manger.

‘’Je m’inquiète que si on n’aide pas les Kasaïens qui retournent chez eux à se réinstaller, de voir se propager et se prolonger une crise humanitaire qui se transforme très souvent en problème sécuritaire’’, déplore Claude Jibidar.

A cet aspect s’ajoute des défis majeurs dont le principal est le manque de ressources. Pour aider les gens à cultiver dans les mois à venir et être assistées jusqu’au mois de juillet, le PAM manque 130 millions USD, bien qu’à ce stade, il assiste 1,2 millions de personnes. Raison pour laquelle, l’équipe d’assistance est obligée de réduire les rations par deux. Une situation qui expose surtout les femmes et les enfants. ‘’Il n’est pas normal que dans un pays comme le Congo, les gens aient besoin d’avoir la main tendue pour avoir à manger’’, regrette-il.

A la question de savoir si l’appel du Directeur Exécutif du PAM de passage à Kinshasa a été entendu, Claude Jibidar répond à l’affirmatif. Car, certaines contribution sont arrivées, entre autres celles de la Belgique, l’Allemagne, la Finlande et l’Irlande. Mais à ce jour, la grande partie de fonds mis en place est celle du PAM.

Seulement, toujours est-il que la RDC vit dans une période de conflit pendant vingt ans, ce qui explique à son sens, la fatigue de certains bailleurs qui ne voient pas l’issue de ce problème.

Au-delà de cela figure y a l’annonce par la Grande Bretagne (GB) d’une assistance de l’ordre de 175 millions d’£ sur une période de cinq ans. Ici, Claude Jibidar dit qu’il ne sera pas seulement question des aspects humanitaires, mais d’autres programmes qui entreront également en compte.

Avec la GB, le PAM veut utiliser le cash dans le soutien à l’économie locale pour que les gens achètent localement au lieu de donner à manger. Etant donné qu’il n’y a pas eu saison agricole, les marchés ne fonctionnent pas bien pour avoir du liquide. Un projet qui sera mis en œuvre dans quelques mois, en vue d’inciter l’économie locale. Mais avant cela, il faut que la région ait produit pour d’éviter l’inflation.

Des chiffres angoissants   

Carlos Veloso qui a parlé en termes de chiffre a signalé qu’en lançant ce cri, l’objectif est d’atteindre 400 mille personnes assistées au mois de décembre en cours. Et en janvier, d’arriver à nourrir 500 mille. Le PAM veut faire en sorte que chacun des bénéficiaires ait un stock de trois mois.

Il a martelé à propos des fonds, surtout avec les difficultés qui s’aggravent pendant la saison de pluie, spécialement le manque  des camions et la dégradation des routes. Pour lui, l’action humanitaire en ce moment, peut être considérée comme destiné au développement pour permettre à ceux qui retournent de profiter de la prochaine saison agricole. C’est le cas des petites initiatives effectuées en septembre avec la FAO. Lesdites initiatives destinées à la distribution des semences dans certains endroits ont propulsé des petits de jardin qui ont produit notamment des haricots et gombo. Une opération qui continue cette fois-ci avec du maïs.

Judith Asina

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