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Kinshasa: Seize communes formées sur la décentralisation, l’analyse budgétaire et le contrôle citoyen

C’est une initiative du Comité d’Orientation de la Réforme de Finances Publiques (Coref) à travers Profit-Congo. Lancé le 28 février 2018, la clé a été mise sous le paillasson de l’atelier de formation des délégués du budget participatif jeudi 8 mars dans la salle Mavuzi de la commune de Ngiri Ngiri.

Georges Tshonza qui a clôturé ces travaux au nom du Coordonnateur du Coref a indiqué que La vision de ces ateliers consiste à renforcer les capacités des délégués des membres de comité budget participatif afin de leur permettre de faire un suivi efficace de la mise en œuvre du processus des Entités Territoriales Décentralisées (ETD).

Regroupés en quatre groupes, huit cents participants venus des seize communes de la capitale, se sont imprégnés de la matière de décentralisation, d’approche budget participatif, du genre et budget participatif, processus budgétaire  ainsi que du contrôle citoyen de finances publiques. Il s’agit des thèmes développés et animés par les experts chevronnés mobilisés par Profit-Congo sous l’impulsion du Coref.  C’est en même temps à travers eux que le Coref s’est fait l’écho à maintes reprises, de la participation active des participants à travers leurs questions dans le débat voire par les applaudissements des interventions des experts à un moment ou un autre des exposés. Il parle d’une communion entre participants et intervenants qui aura été la confirmation de la pertinence dans le choix des thèmes des participants et de l’expertise pour la réalisation de cette activité. Ce qui renforce dans le chef du Coref/ Profit Congo, la conviction de poursuivre et d’étendre un tel programme de renforcement de capacité.

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Cependant, il estime que cette conviction sera plus grande lorsque sera constaté l’amélioration des performances dans la mise en œuvre du budget participatif. Allusion faite à une plus grande mobilisation des recettes locales et affectation des ressources mobilisées vers des initiatives répondant aux besoins communautaires.

Il a clos ses propos en adressant le sentiment de gratitude à la Banque Mondiale, la Coopération britannique (DFID) et au Royaume de Belgique pour leur appui financier au Gouvernement de la RDC dans la mise en œuvre de la du programme de renforcement et de la redevabilité de gestion de finances publique (Profit-Congo).

Engagement de la société civile   

Me Eveline Mulemangabo de la société civile « Dignité humaine » reconnaît en ces travaux, une stratégie de faire participer la population à tout ce qui se passe pour le développement de leurs ETD. Ce qui explique l’importance d’avoir des notions liées à la décentralisation, analyse du budget participatif ainsi que du budget participatif.

Elle remercie le Coref pour avoir réuni  la société civile, les agents de l’Etat qui travaillent dans des communes, dans le cadre de la décentralisation afin d’avoir  une même compréhension, pour qu’en descendant sur terrain qu’ils aient le même entendement.

Pour elle, il est certain que le budget participatif peut changer la donne dans la manière de gérer les ETD, étant donné sa stratégie de faire évoluer les choses. « Avec le budget participatif, tout le monde se rendra compte qu’il a des comptes à rendre. Surtout avec le mécanisme de contrôle qui se fait au niveau de la population sur ce qu’elle donne comme impôt à l’Etat », reconnait-elle. Ce qui peut donner à la population un désir de répondre à ses obligations d’imposition. Elle relève que donner c’est bien, mais savoir comment sera affecté ce qu’on donne est un autre aspect de chose.

Au sujet de la répercussion de la matière reçue, elle rassure que la société civile a la notion de redevabilité. Pour ce faire, le mécanisme de restitution à la base sera mis en œuvre.

De con côté, Nielili Mohamed, représentant de la société civile commune de Kinshasa a reconnu en cette formation, la possibilité d’arriver à faire des grandes analyses appropriées pour la population, par rapport à l’importance du budget participatif. Car il est nécessaire de faire comprendre à la population ce qu’elle doit et ne pas faire.

Il signale ici que la commune de Kinshasa est la plus petite sur le plan de superficie avec 2,28 Km2. Donc  si on n’y prend pas garde, l’exode rural qui arrive chaque jour peut compliquer sa gestion.

Personnellement, il a compris que dans le budget participatif  met le cap sur les grandes priorités, pour éviter le risque de faire du copier-coller avec d’autres structures.

Cependant, ce qui était important dans cette analyse était de dégager le grand principe de dégager ce que la commune possède et savoir ce que la population peut apporter afin de renforcer le budget de la commune. Il admet après toutes les notions reçues que le budget participatif peut améliorer la façon de gérer la chose publique, surtout pour la commune de Kinshasa qui n’a pas d’industrie, mais deux marchés au Nord et à l’Est.

Ainsi, s’engage-t-il de faire une sensibilisation réelle à la population et aux opérateurs économiques à l’issue de cette formation.

Judith Asina

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