Renadhoc
La conférence de presse du Réseau National des ONGs des Droits de l’Homme de la République Démocratique du Congo(Renadhoc) tenue par son secrétaire exécutif, Fernandez Murhola, le 19/2/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

[Marche du 31 décembre] Le RENADHOC condamne la répression d’une «manifestation pacifique »

Il s’agit d’une situation qui ne laisse indifférent cette Organisation de la société civile. Le Réseau National des ONG des Droits de l’Homme de la République Démocratique du Congo (RENADHOC) est vivement consterné par la répression qu’elle qualifie de sanglante et meurtrière, qui du reste préméditée et bien organisée, de la marche pacifique et non violente organisée le 31 décembre 2017 par le Comité Laïc de Coordination (CLC).

Il constate que l’appel du Comité Laïc de Coordination (CLC), est justifié par le contexte politique et social dégradant et morose, avec un peuple congolais plongé dans une misère noire et un pays aux lendemains incertains. L’idée était de stopper cette descente vertigineuse aux Enfers et réclamer l’application réelle, effective et sans faille de l’Accord politique global et inclusif du Centre Interdiocésain de Kinshasa, dit Accord de la Saint-Sylvestre.

Car depuis sa signature le 31 décembre 2016, ledit Accord est torpillé et violé systématiquement par la Majorité Présidentielle et ce, dans le seul but de proroger indéfiniment le mandat du Président Kabila au pouvoir. Mandat qui a constitutionnellement pris fin le 31 décembre 2016. Une situation qui plonge le pays dans une crise politique aux conséquences incalculables.

Il faut rappeler que cette marche était initiée par le CLC en vue de tirer l’attention des Autorités sur l’application des mesures de décrispation inscrites dans l’accord de la Saint Sylvestre. De ce fait, cette structure de l’église Catholique avait fait une mise au point invitant la population à n’accepter aucun e forme de violence, c’est-à-dire, pas de pneus brulés, ni de barricade, encore moins des propos violents ni de jets des projectiles ainsi que d’autres actes de vandalisme. Les manifestants étaient invités à cet effet, à ne pas considérer les policiers, militaires et autres agents des services de sécurités comme ennemis.

La police et les autres services des sécurités étaient également conviés à encadrer les manifestants tout au long de leur parcours.

Judith Asina

Lire Aussi Sur Matininfos.NET

Cathédrale Notre-Dame de la paix de Bukavu

Congrès National de Petits Chanteurs : Des milliers de jeunes s’engagent à sensibiliser sur la paix et la cohésion sociale

Après l’étape de Goma, le Congrès National pour la paix de Petits Chanteurs du Congo …

Avez-vous aimé l'article? Partagez et Laissez votre commentaire