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Budget ouvert 2017: La RDC régresse de 10 % par rapport à 2015

C’est ce que dévoilent les résultats de l’enquête international d’Indice du Budget Ouvert (IBO) exercice 2017 présentés par le Réseau de Gouvernance Economique et Démocratie (REGED) sous la coordination du Comité d’Orientation de la Réforme des Finances publiques (COREF), samedi 3 février 2018 au cercle français de Kinshasa. 29 % obtenu, contrairement à 39 de l’année 2015, ce qui est beaucoup plus faible que le score moyen global de 42.

Au niveau mondial l’enquête internationale de l’Indice du Budget Ouvert (IBO) a été présentée le 30 janvier de l’année en cours.

Selon Bishop Djamba, Coordonnateur du REGED qui a publié ces résultats, ce score est de 29 %, puisque le pays a connu une régression de 10 % par rapport à 2015.

Pour cause ? Le pays a diminué la quantité d’informations budgétaires qu’elle met à la disposition du public, en réduisant la quantité d’information présentées dans le projet de budget de l’exécutif.

En outre, la RDC n’a pas fait de progrès dans les domaines de production d’une revue de milieu d’année, sans pour autant la rendre publique en temps opportun ; en ne publiant pas le rapport d’audit ; en publiant le rapport en cours d’année qui ne contiennent que des informations budgétaires minimales ; en ne rendant pas public en temps opportun le rapport de fin d’année.

Raison pour laquelle, il était important d’échanger avec les parties prenantes pour évaluer ainsi que faire de propositions  des voies pour améliorer ce score.

Bishop Djamba explique cette régression par des critères très contraignants qui ont été formulés pour  rendre la participation beaucoup plus effective. Donc, il ne suffit pas par exemple d’inviter la société civile dans une rencontre pour parler de participation. C’est plutôt ses avis qui doivent être intégrés dans des Lois et mesures ainsi qu’arrêtés.

Pour cela, les institutions publiques ont désormais le devoir de prendre en compte les avis de la population.  Si cela ne sont pris en compte, il revient que le pouvoir public se justifie pour donner les raison de cette réaction. « Ce qui ne se fait pas », déplore-t-il.

Après les échanges, tous se sont mis d’accord de suivre une feuille de route qui pourra permettre de manière résolue d’améliorer cette appréciation.

Le Coref rassure 

Baby Vangu, Coordonnateur adjoint du COREF souligne que la transparence et participation citoyenne sont deux notions étroitement liées dans l’évolution de la démocratie. Cela, dans la mesure où elles résultent entre la démocratie représentative et la démocratie directe participative. Les transposer dans le domaine des finances publiques implique une nouvelle dimension de rapport entre les citoyens et ses dirigeants. L’idée étant que les Autorités mettent à la disposition du citoyen, les informations fiscales, financières budgétaire sur la forme exigée et dans le respect des délais requis.

Cependant, la présentation de ces résultats est un moment important pour le Coref, puisqu’il confirme sur l’encrage progressif de transparence et participation citoyenne comme l’un des vecteurs essentiels de la modernisation du système de gestion des finances publique en RDC, tel que projeté dans le plan stratégique de la réforme des finances publiques adopté en 2010 par le Gouvernement.

En effet, cette enquête qui indique clairement que le pays recule permet d’examiner dès le début de cette année, les actions prioritaires réclamées, afin qu’à la fin de cet exercice, le score de la RDC soit favorable. Il en appelle à l’aboutissement rapide de l’adoption d’une de Loi sur l’accès du public  à l’information et d’autre part respect par le service public compétent, de délai de publication des différents documents budgétaires produits par le gouvernement.

En sa qualité de structure du Gouvernement, le COREF à travers le projet PROFIT-Congo redoublera les efforts dans ses actions de renforcement de capacité afin que les faiblesses relevées par l’enquête soient rapidement endigués pour un meilleur repositionnement du pays.

Quid du budget ouvert ?

Il s’agit d’un ensemble de critère pour que le budget de l’Etat puisse être mis à la disposition du public et particulièrement des citoyens. Dans le budget ouvert, on considère les aspects de la transparence, c’est-à-dire, de l’ouverture même du budget pour les autres institutions et citoyens. On considère les aspects de participations, est-ce qu’ils sont impliqués dans la prise de décision qui se fait pendant le processus budgétaire. On considère aussi les aspects de contrôle, c’est pourquoi toutes les institutions étaient représentées, le Gouvernement dans son apport dans le processus d’élaboration du budget ; le Parlement qui examine le budget et la Cour des comptes.

Donc, tous ces éléments sont évalués pour déterminer si le budget est ouvert ou non. Lorsqu’on a un score assez élevé, on considère que le budget est ouvert si non, il est opaque.

Judith Asina

Vue d'ensemble de l'évaluation

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