cathédrale Notre Dame du Congo

L’Archidiocèse de Kinshasa condamne les propos désobligeants à l’endroit de Fridolin Ambongo

Le Secrétaire chancelier de l’ Archidiocèse de Kinshasa (Archikin), l’Abbé Georges Njila a, via un communiqué ce dimanche 1er août, exprimé la grande peine de l’église catholique et condamne les chants, propos désobligeants à l’endroit de l’archevêque métropolitain de Kinshasa, Fridolin Ambongo Besungu et invite ses fidèles à être vigilants. Un groupe de personnes, non autrement identifiées, s’est présenté à la résidence de cet haut chef religieux.

L’ église catholique est une fois de plus été ciblée par des personnes non autrement identifiées. En scrutant ces actes ne sont pas anodin. Ils résultent de la position actuelle de ses Pères de l’église avec en toile de fond, la très influente Conférence épiscopale nationale congolaise) sur la désignation de l’actuel président de la Centrale électorale.

La même église sur les mêmes principes s’est opposée à la candidature de Ronsard Malonda à la Commission électorale nationale indépendante ( CENI) en juillet 2020 et avec son siamois l’église du Christ au Congo ( ECC).

Le parti au pouvoir l’ Union pour la démocratie et le progrès social ( UDPS) de Félix Tshisekedi en premier lieu, a soutenu cette thèse des Princes de l’église à l’image du droit de veto brandit par les 5 pays membres du Conseil de sécurité à l’organisation des nations unies ( ONU) voire jubilé. Pareil pour Lamuka dans son ensemble.

Des marches ont d’ailleurs été organisées. Conséquence, Ronsard Malonda n’a pas été placé à la tête de cet organe d’appui à la démocratie faute de consensus. Pas de procès verbal signé par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.

KADIMA SUR LES TRACES DE MALONDA?

En cas d’espèce et dans la même configuration, Denis Kadima, a été désigné par les six confessions religieuses. Mais boudé par les catholiques et les protestants. Pas de consensus. Les mêmes causes produisent alors les mêmes effets. Déterminisme quand tu nous tiens.

« Nous regrettons profondément cette attitude peu responsable. Nous mesurons et évaluons, sur tous les plans, ces actes que nous désapprouvons fermement ainsi que leurs conséquences », a écrit l’abbé Georges Njila.

Dans la même optique, il a lancé un message à l’égard des fidèles catholiques en l’occurrence d’être aux aguets en vue de barrer la route à toute dégradation du patrimoine ecclésial et de ne pas céder à la manipulation.

« Aussi invitons-nous tous les fidèles catholiques à rester extrêmement vigilants pour empêcher toute dégradation du patrimoine ecclésial et prudents pour ne pas se laisser influencer par personne », a t-il ajouté.

L’Archikin remercie les Forces de l’Ordre pour avoir dispersé ces assaillants et les fidèles de l’église universelle et à toutes les personnes éprises de paix et de justice pour leur soutien moral au Cardinal Fridolin Ambongo.

« Nous remercions les services de la Police nationale pour leur promptitude à disperser ces assaillants. De tout cæur, nous remercions aussi tous les fidèles catholiques ainsi que les personnes éprises de paix et de justice pour leur soutien moral au Cardinal-Archevêque de Kinshasa. Nous demandons à toutes et à tous à intensifier les prières en ces circonstances assez préoccupantes».

COURSE POUR LA RÉCUPÉRATION DES OBJETS LITURGIQUES EMPORTÉS

Une semaine avant ces forfaitures à Kinshasa, une dizaine de paroisses au diocèse de Mbuji-Mayi ont été profanées.

Dans un message publié le 26 juillet dernier, l’évêque du diocèse de Mbuji-Mayi, Mgr Bernard-Emmanuel Kasanda a haussé le ton et a exigé des condamnations assez exemplaires, fermes et rapides contre les auteurs des actes délibérés.

Des ornements liturgiques, objets sacrés, statues du Sacré-Cœur de Jésus et de la Vierge Marie, tabernacles ou encore le Très Saint-Sacrement de l’Autel sont régulièrement volés par des hommes mal intentionnés depuis près de quatre mois.

« Je demande donc à toutes les autorités administratives, militaires, policières et coutumières, chacune en ce qui la concerne, de sécuriser et de protéger toutes nos églises paroissiales et tous leurs biens. Qu’elles nous aident à retrouver et à récupérer tous ces objets de culte emportés (tabernacles, vases sacrés, pierres et nappes d’autel, ciboires, meubles et statues du Sacré- Cœur de Jésus et de la Vierge Marie) et que les coupables soient poursuivis devant les Cours et Tribunaux pour y subir la rigueur de la Loi. La législation canonique de notre Eglise condamne avec la dernière énergie ces actes de profanation et prévoit des sanctions très sévères à l’endroit de quiconque les commet (Canon 1376) », a fustigé Mgr Bernard-Emmanuel Kasanda.

DES SANCTIONS EXEMPLAIRES, FERMES ET RAPIDES

Et de poursuivre :

« Je recommande des condamnations extrêmement exemplaires, fermes et rapides, tant pour sanctionner les auteurs que pour rappeler à chacun que le respect et la protection des lieux de culte sont des préalables indispensables garantis par notre Pays pourtant laïc ».

La Cathédrale Saint Jean-Baptiste de Bonzola fait partie des paroisses déjà visitées aux côtés de Saint Amand de Ngandanjika, de Sainte Bernadette de Nkolongo, d’Inabanza de Ngandanjika, de Saint Vincent de Paul de Nkwadi, de Christ-Roi de Kasansa, de Saint Robert de Kansele, de Saint Philippe de Kasavubu, de Saint Paul de Cimuna, de Notre Dame de Lourdes de Kakuna, de Saint Albert Le Grand de Kabimba, du Projet Ditunga à Ngandanjika.

Mgr Kasanda n’a pas aménagé dans son message les auteurs de ces actes.

« A vous, auteurs de ces actes abominables et crimes odieux, je vous somme de venir restituer les objets sacrés que vous avez indignement emportés. Vous attirez la colère et le châtiment imminents de Dieu sur vous et sur vos descendants. N’oubliez pas que Dieu sévit contre ceux qui profanent son temple (cfr Dn. 5,1-5, 2Sm 6, 6-11), ne laisse rien impuni et châtie les fautes des pères sur les enfants et les petits-enfants, jusqu’à la troisième génération et quatrième et génération (Ex 34, 7). Il vengera ces actes, certes, tôt ou tard. Ces actes de manque de respect délibéré envers le sacré attirent certainement la colère de Dieu sur vous et vous exposent à des malédictions graves. Interrogez l’histoire, elle vous en dira long », a-t-il tonné.

Mgr Bernard-Emmanuel Kasanda est à la tête du diocèse de Mbuji-Mayi depuis 2009. Ce diocèse est suffragant (dépend) de l’archidiocèse de Kananga. Il compte une nonantaine de paroisses sur l’ensemble de son territoire.

La CENCO via son président, Mgr Marcelin Utembi et l’ Église du Christ au Congo ( ECC) ont dénoncé le mardi 27 juillet un coup de force politique qui aura toutes les conséquences possibles. Ce, après la désignation de Denis Kadima sans consensus comme prédident de cette institution.

L ‘église catholique et protestante font un front commun comme c’est le cas depuis un temps pour dire non à sa désignation comme numéro un de la CENI.

« Je ne sais pas si ce document (ndlr : procès verbal) qui sera signé aura quelle valeur? A moins qu’il s’agisse d’un forcing politique avec toutes les conséquences possible« , avait lâché Mgr Marcel Utembi, président de l’épiscopat catholique congolais.

Gloire BATOMENE

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