Lucha

Lucha : « Nous continuons le combat malgré les pressions » (Interview)

Les membres du mouvement citoyen lutte pour le changement (Lucha), section de Kananga sont victimes de pressions de la part des autorités sécuritaires, a déclaré Clément Héros Katabua. Cette pression a forcé Jacques Issongo Mfutu, activiste de ce mouvement à vivre en clandestinité.

Alain Saveur Makoba, Le correspondant de « Matininfos.net » à Kananga, a interviewé Clément Héros Katabua un activiste actif de la Lucha Kananga.

Ci-dessous l’intégralité de cet entretien :

Monsieur Clément Katabua comment La lucha Kananga compte travailler avec ces pressions à l’encontre de ces membres ?

Malgré toutes ces pressions, le combat de la Lucha continue, on ne doit pas cesser la lutte, nous sommes déterminés à poursuivre le combat jusqu’à l’obtention du changement dans notre pays.

Un de vos militants vit en clandestinité, Jacques Issongo Mfutu se trouve où réellement? Est-ce qu’il a disparu? Selon les informations à votre possession pourquoi est-il recherché ?

Notre compagnons Jacques Issongo Mfutu est forcé de vivre en clandestinité par les autorités sécuritaires, nous n’avons pas ses nouvelles ni encore moins de contact avec lui, il y a presque un mois, ce comportement que nous déplorons, il n’est pas le seul qui est recherché il y a aussi Norbert Dibelayi qui est aussi pourchassé et bien d’autres militants. Nous constatons une sorte de chasse à l’homme sur les militants de la Lucha qui aujourd’hui sont forcés de vivre en clandestinité qui ne dit pas son nom.

Selon les informations à notre possession, Jacques Issongo est recherché pour avoir signé au nom du comité laïc de coordination dont la charge lui avait été accordée par le CLC Kinshasa le document de la marche du 21 février 2018, dont il est le point focal à Kananga, on se demande pour quelle infraction Issongo doit vivre en clandestinité tant que les voleurs d’État vivent à l’aise.

Qu’est-ce qui a motivé votre présence devant le siège de la Monusco Kananga à l’arrivée de la représentante du secrétaire général de l’ONU à Kananga ?

Nous étions au siège de la Monusco pour exiger que cette dernière renouvelle son mandat qui doit être politique pour que nous ayons une transition sans Kabila, et nous voulons que ce mandat soit robuste parce que chaque fois qu’il y a manifestation, la répression est toujours présentée au moment que la Monusco est censée protéger la population. Nous avons voulu déposer le mémorandum, malheureusement les policiers étaient largués aux alentours de la Monusco et nous regrettons la fermeture des portes de la Monusco ce jour-là, nous avons demandé qu’on dépose le mémorandum,  on a refusé ce qui ne s’est jamais fait.

Monsieur Clément Katabua la fois passée vous avez interpellé le maire de la ville de Kananga par rapport à la gestion de l’argent de plaque qu’elle est la suite ?

Le maire s’était prononcé lors d’une conférence de presse dans laquelle tout ce qu’il a donné comme dépense c’était faux, aucune chose n’a été faite avec cet argent, nous lui promettons des actions pouvant aller jusqu’à la justice, mais nous regrettons comment notre justice est entrain de fonctionner qui devrait se saisir de ce dossier depuis qu’on l’avait écrit.

Quel est le message que vous lancez aux autorités nationales et locales ?

Nous n’avons pas un message à lancer aux autorités qui sont illégitimes, et demandons à la police de sécuriser toutes nos activités.

Alain Saveur Makoba/Kananga/ Matininfos.net

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