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RDC : Les nouveaux magistrats dénoncent le silence du CSM et lui lancent les défis

Le dossier d’affectation, de nomination et de formation des nouveaux magistrats de la promotion 2023 reste plutôt complexe que non reluisant. Si le Conseil Supérieur de la Magistrature estime que la pièce est jouée, les grands acteurs et premiers concernés ne conjuguent pas les mêmes verbes avec leurs interlocuteurs.

Après plus de quatre mois de séjour huppé à Kinshasa sur invitation du CSM, environ 2500 nouveaux magistrats de la République Démocratique du Congo empirent des nuits et jours dans une promesse fallacieuse d’exercer un jour la haute fonction de la magistrature civile ou militaire au pays.

Certains se la coulent douce aux vues et au su de tout le monde comme des citoyens lambda. D’autres par contre ont été enterrés après avoir lâché le souffle de vie suite aux conditions insupportables imposées par leurs super bailleurs de fond à Kinshasa.
Et plus les délais de répondre à la promesse perfide donnée tirent sa longueur, et plus la grogne se nourrit d’avantage dans le chef de nouveaux magistrats mis en attente par la République.

Bien que la carence dans ce secteur juridique reste bien réelle, le dossier n’est pas d’actualité pour le gouvernement congolais, tranchent les observateurs.

Entre temps, les concernés sont aux aguets et veulent en savoir d’avantage.

 » Nous les candidats Magistrats de 2023 aimerions avoir des précisions de la part du CSM concernant certains points:

– Quid de l’évolution du processus de recrutement des candidats Magistrats 2023?
-Qu’est ce qui freine le recrutement ?est ce un problème des fonds? Est ce un problème des documents de la part des candidats Magistrats ?
– Que pense le CSM du mode de vie que mène les candidats dans la ville de Kinshasa où il ne fait pas beau vivre sans sources de revenues ni logement fixe pendant plus de 4 mois. Par là nous signalons des cas de décès de certains parmi nous.
– Quid de l’Ordonnance de Nomination ? Quand interviendra-t-elle? Est ce au mois d’Avril, de mai, de juin , de juillet ou de décembre que le CSM nous le dise . En fonction de ça, chaque candidat saura prendre des dispositions . S’il doit rentrer dans sa province d’origine ou s’il doit attendre  », se sont exprimés certains d’entre eux au micro de Matininfos.net lors d’un entretien ce mardi 04 avril 2023.

Tout en déplorant le silence unilatéral du CSM, ces nouveaux arbitres de la justice ont lancé un message fort.

 » Nous demandons que le CSM fasse aussi preuve de célérité dans le processus de recrutement. Tout en se réservant le droit de manifestation garanti par la constitution de la République, nous émettons des hypothèses et chargeons notre employeur  ».

Alors que le pays fait face aux nombreux défis politiques, humanitaires et sécuritaires, cette histoire de nomination, de formation et d’affectation des nouveaux magistrats recouvre son pesant d’or et tombe à point nommé du fait que le pouvoir judiciaire est l’un des grands piliers de la mise en œuvre de l’état de droit, prôné par le Chef de l’Etat Félix Antoine TSHISEKEDI.

Le défi est donc lancé au premier citoyen du pays de Lumumba, étant donné que le peuple congolais attend encore mieux de lui, surtout en cette période préélectorale.

Jules Ninda

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