Tshisekedi à Berlin

Berlin- Rome-Milan-Ankara-Istanbul: ces voyages de Tshisekedi qui coûtent, plus qu’ils ne rapportent !

Félix Tshisekedi est rentré au pays hier jeudi, après une tournée européenne qui lui aura pris une semaine. De l’Allemagne où il a été participé au sommet CWA (Compact with Africa) à Istanbul, en passant par Rome, Milan et Ankara, le Président de la République ne ramène, dans sa gibecière, que trois accords de coopération avec la Turquie. Ceux-ci s’étalent sur la protection des investissements, la lutte contre la fraude fiscale ainsi qu’en matière de tourisme.

A en croire le compte rendu de la rencontre à l’issue de sa rencontre avec son homologue turc, Tshisekedi et Erdoğan ont exprimé leur volonté de booster les échanges commerciaux entre Ankara et Kinshasa, avec l’objectif d’atteindre un volume d’échange de 250 millions USD.

Faire mieux!

Que représentent, enfin, ces 250 millions USD si l’on sait que le pays a la capacité de mobiliser des milliards de dollars ? N’est-il pas temps de mettre en place une politique rigoureuse pour lutter contre le coulage des recettes et corruption d’une part, la transparente dans la gestion des finances publiques, d’autre part ?

Combien a-t-elle coûté au trésor public, cette tournée européenne du président ? En restant au pays pour répondre aux urgences et priorités quotidiennes de la population, Félix Tshisekedi ne ferait-il pas mieux ? Comment est-ce possible qu’en trois ans de pouvoir, le chef de l’État n’a jamais visité toutes les provinces du pays (pour palper du doigt le vécu quotidien de son peuple), alors qu’il est tous les temps dans les airs ? Ne se plait-il pas, après tout, à voyager et recevoir des honneurs, au lieu d’être véritablement au service de son peuple? Autant de questions méritent d’être posées, surtout si l’on sait que tous ces voyages coûtent plus qu’ils ne rapportent au trésor public.

Les exemples des autres

Dans la sous région des grands lacs, l’ émergence du Rwanda et le respect qu’il impose, aujourd’hui, n’est pas la résultante des multiples voyages de son Président, mais bien plus, son génie et son leadership éclairé.

En Tanzanie, feu le Président John Magufuli (dont Félix Tshisekedi a venté les mérites lors de ses funérailles) n’a effectué aucun voyage en dehors de l’Afrique pendant ses 5 ans au pouvoir. Mais, l’homme a réussi à marquer son peuple et impacter son régime avec des travaux et réalisations dignes de l’Égypte pharaonique.

Voilà l’école où devrait s’inscrire le chef de l’État Congolais désormais, en tout cas s’il veut entrer dans l’histoire et marquer d’une empreinte indélébile son passage au Palais de la nation.

Et ce, non en multipliant des voyages inutiles à l’extérieur du pays, mais en réduisant drastiquement le train de vie des institutions (depuis l’arrivée de Tshisekedi, la Présidence enregistre chaque mois un dépassement budgétaire vertigineux), en luttant contre l’opacité dans le secteur minier, en mettant en place une politique rigoureuse contre la corruption et en donnant un bon exemple de bonne gouvernance.

Ce n’est qu’avec cette volonté politique exprimée et engagée que le Chef de l’État congolais marquera les esprits et entrera, de la façon la plus honorable, dans l’histoire.
PM

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