Le député du MLC et constitutionnaliste Jacques Djoli pour la prorogation de l'État d'urgence mais s'oppose quant au traitement d'un seul point
Le député du MLC et constitutionnaliste Jacques Djoli pour la prorogation de l'État d'urgence mais s'oppose quant au traitement d'un seul point

Prorogation de l’État d’urgence/ Jacques Djoli : « Nous sommes tous esclaves de la constitution et des lois de la République »

Ça tire dans tous les sens s’agissant de la matière à traiter sur la prorogation de l’État d’urgence qui expire le vendredi 24 avril prochain. Le député national du Mouvement de libération du Congo (MLC) et constitutionnaliste Jaques Djoli sur Top Congo FM, invite tout Congolais que ce soit y compris le Président de la République à être esclave de la constitution et de toutes les lois du pays et qu’il n’est pas question qu’un seul point puisse être à l’ordre du jour.

« A chaque action, une réaction » dit-on surtout dans le landerneau politique du pays de Patrice Emery Lumumba où beaucoup de Congolais à quelques exceptions près mettent leur langue dans la poche.

Pour Jacques Djoli:

« Lorsqu’il y a proclamation de l’État d’urgence, l’ Assemblée Nationale et le Sénat se réunissent dit la constitution alors de plein droit. l’État d’urgence n’anéantit pas l’État de droit. l’État de droit c’est un État où nous sommes tous esclaves de la constitution et de toutes les lois de la République. Il ne produit pas un monstre ou un dictateur qui aurait avalé toutes les règles. Le Président de la République a saisi pour la prorogation de l’ État d’urgence mais on ne peut pas dire que les deux chambres vont se réunir uniquement. Non parce que nous pouvons, nous allons probablement autoriser la prorogation« , est-il monté au créneau.

LA CONVOCATION D’UN MINISTRE SUR LA GESTION DU PAYS EST DE MISE

Il a poursuivi en estimant que les élus du peuple ont le plein de droit aussi de convoquer des ministres pour éclairer la lanterne sur la gestion du pays dans leur secteur. Les intimer un ordre serait un abus du pouvoir du Président de la République.

« Nous avons le pouvoir constitutionnel de légiférer, de contrôler. Nous avons le droit de convoquer les ministres pour qu’ils nous disent comment ils conduisent les affaires de l’État pendant cette période, de voir comment la riposte est menée. Donc le parlement, l’ordre constitutionnel doivent plutôt être protégés au lieu d’être anéantis. Je ne vois même pas pourquoi il ( ndr: le Président de la République) doit le dire. Nous nous réunissons de plein droit, on a pas à nous dire que nous allons nous réunir uniquement. Ce serait un abus d’autorité. On ne peut pas comprendre cela« , a déploré Jacques Djoli.

Gloire BATOMENE

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