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RDC : Les 26 agents licenciés de la présidence crient à l’injustice et à l’arbitraire

Après leur licenciement par le Directeur de cabinet du Chef de l’État le 04 mai dernier, les 23 agents de la Direction de Communication de la présidence de la République, considèrent cette décision comme une injustice et s’adressent à leur hiérarchie.

Dans une correspondance rendue publique ce jeudi 11 mai 2023, ces anciens communicateurs du Chef de l’État promettent de saisir la ”Très haute hiérarchie” pour faire entendre leurs voix.

Voici l’intégralité de leur correspondance :

1. ASPECT ADMINISTRATIF

1.1. La lettre de licenciement se limite à évoquer comme motif “des nouvelles dispositions prises”. Sans plus.

1.2. Pour avoir été remerciés pour avoir accompli avec succès les tâches qui leur ont été confiées à la Cellule de Communication du Président de la République et du fait d’avoir appris dans la même lettre la disponibilité du Cabinet à recourir en cas de nécessité à leur expertise, les agents concernés en viennent à déduire une injustice pratiquée à leur égard. Et pour cause !

2. ASPECT SOCIAL ET POLITIQUE

2.1. La Présidence de la République est le cabinet de la Première Institution du pays, en l’occurrence le Président de la République.

2.2. De ce fait, la gestion de l’emploi doit se faire différemment des autres institutions en ce que la Hiérarchie est censée savoir que lorsqu’on quitte une telle institution même avec ou sans félicitation, on n’a peu de chances, voire aucune de trouver rapidement un emploi ailleurs. A la base : les couleurs politiques dont on devient forcément porteur.

2.3. Parti présidentiel, l’Udps promeut le Progrès Social dans sa dénomination et dans son projet de société.

2.4. Il va de soi que tout licenciement, qui ne peut que l’engager directement ou indirectement, doit obéir à certaines règles de bienséance. Par exemple : aviser six ou trois mois avant l’agent à mettre en congé, de façon à le préparer à une sortie honorable.

2.5. Or, là, on vient d’assister à un licenciement brusque et brutal ne reflétant nullement le contenu de la lettre de Son Excellence le Directeur de cabinet mettant en évidence les bons et loyaux services rendus ainsi que la promesse de recourir à l’expertise (!) des agents concernés en cas de nécessité.

3. ASPECT BUDGÉTAIRE

3.1. Faute de connaître les raisons véritables de leur licenciement, les agents concernés se contentent des rumeurs pouvant se référer fondées, rumeurs selon lesquelles il est question de restrictions budgétaires.

3.2. A supposer qu’il en soit ainsi, il est indiqué de révéler que pour 23 agents avec une moyenne de USD 1.250 le mois, l’enjeu budgétaire susceptible d’être évoqué est de USD 28.750.

3.3. Avec des indemnités de sortie représentant six mois de salaire, l’enjeu budgétaire est de USD 28.750 x 6, soit USD 172.500.

3.4. Ces six mois correspondent au laps de temps séparant la date de licenciement de la date de lancement de la campagne électorale pour un scrutin prévu le 20 décembre 2023.

Par voie de conséquence, les agents licenciés sont en droit de faire valoir leurs revendications auprès de la Très Haute Hiérarchie et espèrent être entendus et compris, car leurs collègues restés ne doivent pas se sentir en insécurité.

Il est juste question d’éviter tout précédent pouvant faire jurisprudence.
Merci !

Jules Ninda

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