Mobutu-Kengo-Tshisekedi

De la crise du cours de change à la troisième voie (Tribune de l’Analyste Serge Gontcho)

La crise actuelle du cours de change frappe indistinctement les Congolais de tous bords politiques. Les dirigeants politiques, principalement le Président de la République et son camp, ne peuvent pas ne pas projeter les conséquences à termes de cette situation. Le sentiment que cette situation donne est que le pays n’est pas gouverné, qu’il est abandonné entre les mains de bandits, Libanais ou les cambistes, qui font ce qui leur semble bon.

Si des individus peuvent prendre en otage la monnaie d’un pays, c’est que quelque part, dans l’appareil du pouvoir, au ministère de l’économie et à la Banque centrale, certains ne font pas leur travail, soit par incompétence, soit par sabotage. Ces gens-là, il faut les sanctionner sans délai, car ils sont pris en flagrance. Il ne s’agit pas d’un problème politique mais d’un problème de gestion. Il n’a jamais été dit que c’est parce qu’on est en coalition qu’un camp peut proposer des incompétents ou des rebelles. En réalité, les vraies difficultés d’une coalition concernent la divergence des choix politiques (par exemple, les immigrés peuvent-ils travailler au Congo ou pas) dans la résolution des problèmes, mais jamais la compétence.

Au sortir de la crise du coronavirus, la reprise de l’école est à l’ordre du jour, mais les enseignants grognent, menacent de grève, tandis que les parents se trouvent sommés de payer près de 50 $ (85.000 fc) pour la dissertation par ci, près de 10 $ par-là (17.000 fc) pour le Tenafep, mais ces mêmes parents, confinés pendant quatre mois, où ont-ils trouvé cet argent ? La détérioration du social prend un coup d’accélérateur et cela grossit le rang des mécontents, car ventre affamé n’a point d’oreille. A cette allure, l’attentisme du Président de la République est en train de faire le lit pour une troisième voie. En effet, le FCC ne reviendra pas au pouvoir de sitôt, mais un social malmené ne jouera pas en faveur de la réélection de Tshisekedi. Quand on sait que l’UNC ne sera pas déjà de son bord en 2023, la voie est en train de s’ouvrir pour une troisième voie qui prendra la forme soit un LAMUKA revisité, où probablement Katumbi jouera les premiers rôles, soit d’une force nouvelle venant de nulle part.

Ainsi, les Tshisekedi Père et Fils, auront généré la troisième voie, le premier par son intransigeance, le second par sa trop grande tolérance.

Mais on n’en est pas encore là. Pour le moment, Félix Tshisekedi n’a pas d’autre choix que de prendre le taureau par les cornes. Cela veut dire, on ne le répétera jamais assez, évacuer les médiocres de son camp, sanctionner les frondeurs FCC comme il l’a fait avec Célestin Tunda, remettre à jour son plan stratégique et veiller au jour le jour à sa bonne exécution.

Serge Gontcho di Spiritu Sanctu (+ 243 81 27 22 490)
Conscience Nationale en Action (CNA

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