Bruno et samy

Rdc: Bruno Tshibala et samy Badibanga : deux premiers ministres synonymes

En Rdc, l’on observe depuis un certain temps une cacophonie au niveau de la primature. Après l’accord de la cité de l’UA, alors que la majorité de congolais attendaient à ce poste vital kamerhe, Joseph Kabila va designer samy badibanga pour créer la confusion au sein de l’udps. Cette nomination n’a rien résolu et la crise a résisté. Au centre interdiocésain, les congolais lambda attendaient Félix tshisekedi, Kabila préfère un exclu de udps, Bruno tshibala en liberté provisoire. Les amis hier de samy badibanga sont automatiquement devenus les amis de Bruno tshibala. La crise persiste, cap vers un troisième dialogue sous la modération de l’ONU et l’UA. Les jours de Bruno tshibala sont déjà comptés…

Bilan du gouvernement BADIBANGA

Selon une étude de l’institut de la Géopolitique et gouvernance, IGG en sigle, le gouvernement du 1er Ministre sortant, Samy BADIBANGA qui n’a totalisé que 106 jours, serait le gouvernement le plus médiocre que la RDC ait connu depuis aujourd’hui 57 ans. La configuration politique particulière ayant prévalue à la formation de ce gouvernement, non seulement éléphantesque mais issu de l’accord du 18 octobre, a propulsé la fonction des signataires et chefs de parti et fait éclipsé le leadership du 1er Ministre pour ne devenir qu’un secrétaire général du gouvernement dont le chef du gouvernement serait le président de la république. Moins sans doute que les Ruberwa, Tambwe Mwamba, Mende, She okitundu, José Makila, mbikayi,….qui manifestaient régulièrement leur insubordination et où on a entendu des violons libéraux parfois contradictoires. Mais c’est juste des violons et qu’ils étaient joués en sourdine au point de n’avoir aucune amertume après son éviction du casting de la primature, assure Samy Badibanga après sa démission.

Sans frais d’installation, les membres du gouvernement Badibanga qui n’ont perçu que 4 millions de francs congolais pour les festivités de fin d’année, se sont évertué à la mal-gouvernance : rançonnement des services sous leur tutelle. Sous Badibanga, le DG d’un institut supérieur affirme que son institution a le plus dépensé pour le Ministre de tutelle, environ 25 000 $.

On notera aussi de cette étude, le fameux trou de 850 millions de $ dans les recettes de l’impôt à verser aux entités décentralisées. Toutes les demandes de subvention ou de financement des projets soumis aux ministres n’ont reçu satisfaction parce que les frais de fonctionnement n’ont servi qu’aux missions des ministres. C’est là la deuxième raison de l’inaction du gouvernement Badibanga, après l’insubordination.

Jouer les remparts de protection de la majorité présidentielle et voler dans les plumes de l’opposition, Samy Badibanga a été taillé pour cela. Ironie du sort. Le manque de nuance n’a pas permis à Badibanga de faire le politiquement correct. A la traine de Mende, Samy s’est baigné dans la politique du mensonge pour effacer son échec. La photoshopelisation de ses images avec Donald Trump a été une illustration de la frustration de l’échec, comme Maguy Kiala, Ministre de la jeunesse qui fait partie de la délégation des femmes de la société civile pour le rendez-vous annuel des femmes aux Etats-Unis d’Amérique, récupère ce voyage à son seul actif et l’assaisonne de faux accords avec les universités américaines pour la réinsertion des jeunes.

Vérification faite par l’IGG : du bluff !

Enfin, une dernière raison justifiant l’échec du gouvernement Badibanga, selon la même étude, est l’incompétence de membres des différents cabinets ministériels. La composition de ces cabinets taillés pour la plupart sur les membres de la famille du Ministre. Ici, la palme est remporté par la Ministre de la jeunesse et initiation à la nouvelle citoyenneté, Maguy Kiala dont 18 membres de sa famille ont ravi les meilleurs postes du cabinet aux 5 membres de la société civile et le reste était des recommandés et des connaissances. Ce qui a justifié la défection de plusieurs membres de la société civile force vive qui lui avait écrit une lettre de protestation dont une copie nous était parvenue.

Au cabinet de Mbikayi par contre, comme pour beaucoup d’autres cabinets ministériels, était caractérisé par les membres de son parti (PT) mais tous ressortissants du Kasaï, comme au 9ème étage de l’immeuble intelligent (Ruberwa) où le cabinet ne regorgeait en majorité que les fils du Sud et Nord-Kivu.

Si Samy Badibanga et d’autres pseudo-experts de la majorité peuvent justifier cet échec au temps, il y a lieu de se rappeler du gouvernement Tshisekedi de 87 jours qui est resté mémorable dans le chef de tous les congolais avec des résultats probants : baisse de prix sur le marché, gouvernance économique… mais avec Samy Badibanga, c’est tout le contraire : dépréciation du franc congolais de 66, %, on note d’ailleurs une inflexion à la baisse dans les carnets de commande des entreprises, perte du pouvoir d’achat de 81,3%, le retard de la paie de salaires a refait surface où l’on pouvait retrouvés des agents, et même des cabinets ministériels, impayés pendant deux mois avec comme corolaire la pauvreté accrue, instabilité du cadre macro-économique, infrastructures délabrée, recrudescence de la violence… Aucune de ses promesses faites n’a été tenue.

La moitié du gouvernement Badibanga était des personnalités politiques et de la société civile très connues (qui se faisaient passer pour de leaders) et nous n’avons vu que très peu d’hommes d’Etat ont émergé. Nommé dans les mêmes circonstances que son prédécesseur, Bruno Tshibala n’a pas de chance de réussir.

Joël imbole

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